Coronavirus : Le gouvernement dédie 300 millions d'euros pour financer des projets de recherche privés

COVID-19 Ces financements s’inscrivent dans le cadre d’un vaste programme déjà annoncé, celui des investissements d’avenir doté au total de 20 milliards d’euros

20 Minutes avec AFP
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Image d'illustration d'un laboratoire de recherche scientifique.
Image d'illustration d'un laboratoire de recherche scientifique. — Luca Bruno/AP/SIPA

300 millions d’euros. C’est la somme que le gouvernement prévoit de consacrer au financement de nouveaux projets privés destinés à lutter contre l’épidémie de Covid-19, sur le modèle des aides qui participent déjà à la production de vaccins en France. L’objectif est de « continuer à augmenter les capacités de production françaises destinées à la lutte contre le Covid-19 », annonce dans un communiqué le ministère délégué à l’Industrie.

Ces financements s’inscrivent dans le cadre d’un vaste programme déjà annoncé, celui des investissements d’avenir (PIA) doté au total de 20 milliards d’euros et qui dépasse largement les enjeux liés à la crise sanitaire. Les 300 millions d’euros annoncés lundi seront distribués dans le cadre d’un appel à candidatures pour des projets destinés à lutter contre l’épidémie de Covid-19, notamment des vaccins ou des traitements.

Un premier financement de 160 millions d’euros

Le gouvernement avait lancé un premier financement de ce type l’an dernier, à hauteur de 160 millions d’euros. Cette enveloppe a contribué à financer 17 projets dont, notamment, les usines françaises qui vont participer d’ici à quelques semaines à la fabrication de plusieurs vaccins : celles des groupes Delpharm, Fareva et Recipharm. Mais ces fonds soutiennent aussi des projets de traitements du Covid-19, comme celui développé par les laboratoires Fabentech et Xenothera.

« Si la crise sanitaire a mis en évidence la nécessité de gagner en indépendance industrielle et sanitaire, tant pour l’approvisionnement en médicaments qu’en dispositifs médicaux, elle a également montré le besoin de soutenir les entreprises relocalisant des traitements existants ou développant des thérapies innovantes », résume le ministère.