Vaccination: Jean-Christophe Lagarde veut réserver le vaccin AstraZeneca en priorité aux étudiants

PRIORITE JEUNESSE Le député centriste veut faire vacciner les étudiants avec le vaccin d’AstraZeneca, afin « qu’on relibère les jeunes (…) et qu’on leur ouvre la porte des universités »

20 Minutes avec AFP

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Le député centriste Jean-Christophe Lagarde voudrait réserver le vaccin d'AstraZeneca en priorité aux étudiants.
Le député centriste Jean-Christophe Lagarde voudrait réserver le vaccin d'AstraZeneca en priorité aux étudiants. — Jacques Witt/SIPA

Le député centriste Jean-Christophe Lagarde a préconisé dimanche de consacrer les premières doses reçues en France du vaccin AstraZeneca contre le Covid-19 à la vaccination des étudiants, afin de répondre au malaise chez les jeunes.

« Les premières doses d’AstraZeneca que nous recevrons devraient être consacrées à nos 2,8 millions d’étudiants, pour les vacciner et leur permettre de reprendre une vie normale », a déclaré le président de l’UDI lors du Forum Radio J.

Un vaccin moins efficace chez les moins jeunes

AstraZeneca/Oxford est, depuis vendredi, le troisième sérum à être avalisé dans l’UE après ceux de Pfizer/BioNTech et de Moderna.

Son efficacité est toutefois mise en cause par les autorités allemandes pour les plus de 65 ans.

Selon Jean-Christophe Lagarde, « dans la course contre-la-montre en question, je pense qu’il faut qu’on relibère les jeunes (…) et qu’on leur ouvre la porte des universités ».

Faire de la jeunesse « une priorité absolue »

Le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, qui s’est battu pour le maintien des écoles ouvertes, avait souhaité jeudi matin que la jeunesse devienne « la priorité absolue ». « Il y a des mesures qui sont prises mais il faut aller plus loin et être extrêmement bienveillant pour cette génération », a-t-il déclaré sur France 2.

Les signaux envoyés depuis quelques semaines par l’exécutif vont dans le sens d’une prise en compte de la détresse de la jeunesse : selon un sondage Ipsos publié jeudi, près d’un tiers des 18-25 ans évoque des pensées suicidaires.