Coronavirus à Arras : Recrudescence inquiétante du Covid-19 parmi les soignants de l’hôpital

PROPAGATION Le centre hospitalier d’Arras, dans le Pas-de-Calais, s’inquiète d’avoir enregistré 70 cas de coronavirus parmi son personnel en une seule semaine

20 Minutes avec AFP

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Le centre hospitalier d'Arras, dans le Pas-de-Calais.
Le centre hospitalier d'Arras, dans le Pas-de-Calais. — Google Maps

« C’est une progression très rapide » qui « inquiète » les équipes, a indiqué, vendredi, sa directrice. Le centre hospitalier d’Arras, dans le Pas-de-Calais, a enregistré, en une semaine, 70 nouveaux cas de Covid-19 parmi les 2.000 membres de son personnel soignant.

« Soit autant que sur un mois de la fin de l’année 2020 », a déclaré Hélène Deruddre, directrice par intérim du groupe hospitalier Artois Ternois. « On enregistre régulièrement des contaminations du personnel, mais elles n’atteignent jamais ce chiffre en une semaine », a-t-elle souligné, après une première prise de parole sur France Bleu Nord.

Quatre cas sont « probablement » des variants

S’il est difficile, selon elle, d’expliquer l’origine de cette « recrudescence importante », elle pourrait être liée à la présence d’un variant. Parmi les 70 cas recensés, quatre sont « probablement » des variants, en attente d’analyse complémentaires, a indiqué Hélène Deruddre.

Les équipes médicales, « sur le front depuis plus d’un an », sont « très fatiguées ». « C’est difficile, ils ont le sentiment de ne pas voir la fin », a-t-elle déploré, précisant qu’une réorganisation des équipes allait avoir lieu. « On va rassembler les patients Covid au sein d’une même unité, avec 33 lits » en plus des 33 lits du secteur réanimation.

Selon elle, cette accélération ne peut être freinée que par un « reconfinement ». « Les professionnels de santé sont unanimes, ils attendent des mesures de confinement qui permettront à l’hôpital de tenir le coup », d’autant que « nous devons également gérer toute l’activité non Covid ». « Et cette fois, nous avons choisi de ne pas déprogrammer en masse », contrairement à la première vague de mars 2020.