Coronavirus : Le point hebdo de Santé Publique France fera-t-il pencher la balance vers un nouveau confinement ?

VIDEO Chaque jeudi soir, Santé Publique France publie un point épidémiologique hebdomadaire, décrypté par les experts de l’agence gouvernementale le vendredi matin

Oihana Gabriel

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Des indicateurs inquiétants fin janvier sur l'épidémie de Covid-19 ? — 20 Minutes
  • Santé Publique France publie chaque jeudi soir un point hebdomadaire dévoilant notamment les indicateurs lissés sur une semaine des contaminations, hospitalisations et entrées en réanimation.
  • Sur la troisième semaine de janvier, la hausse de l’incidence et ses répercussions sur les hôpitaux français se poursuit.
  • Des chiffres importants à l’heure où l’exécutif risque d’annoncer de nouvelles restrictions.

Des chiffres attendus avec impatience chaque semaine. Peut-être encore davantage en cette fin janvier. Car l’exécutif fait face à un un dilemme compliqué : confiner pour la troisième fois ou rester sur un couvre-feu à 18h ? Le gouvernement assiste à une levée de boucliers de certains Français  qui disent refuser un nouveau confinement et s’inquiète de la détresse des jeunes et des moins jeunes.

Les débats se poursuivent parmi les soignants : certains appellent à un confinement strict le plus vite possible, quand d’autres expliquent que toutes les réanimations ne sont pas pleines et que la santé psychologique des Français a été fragilisée par ces mois de restrictions.

Augmentation des indicateurs

Le gouvernement voulait des chiffres clairs avant de prendre une décision. Le point hebdomadaire de Santé Publique France, publié jeudi soir et décrypté vendredi matin pour la presse, donne quelques éclaircissements. Entre le 18 et le 24 janvier, les contaminations, les hospitalisations et les entrées en réanimation étaient à la hausse, alors qu’elles s’étaient stabilisées durant la deuxième semaine de janvier.

« Cette progression est d’autant plus préoccupante que le niveau reste élevé : 27.000 hospitalisations et 3.000 en réanimation », explique Delphine Viriot, de Santé Publique France. Mais on n’assiste pas à une explosion des hospitalisations, à la différence de certains pays européens. Et les décès restent stables, mais à un niveau élevé : autour de 2.500 par semaine. « Il y a toujours un décalage : les décès surviennent à distance des hospitalisations, et les données sur les décès ne sont pas consolidées », souligne Delphine Viriot.

L’inquiétude sur les variants

Reste qu’Olivier Véran s’est inquiété jeudi d'assister à une « épidémie dans l'épidémie » en raison des variants anglais et sud-africain, qui se diffusent et rendraient la maladie plus contagieuse. Ce qui, à terme, risque d’embouteiller les services de réanimation. Le point hebdo de Santé Publique France dévoile que sur la troisième semaine de janvier, l’autorité a repéré 299 cas de variant dit anglais et 40 cas du variant dit sud-africain.

« Mais ces remontées sont partielles, nuance Bruno Coignard, de Santé Publique France. Une deuxième étude flash a été organisée mercredi 27 janvier, on devrait avoir les résultats définitifs en fin de semaine prochaine. » Elle devrait donner une idée plus claire de la progression du variant anglais. La première enquête flash, les 7 et 8 janvier, montrait que 3,3 % des cas positifs au Covid-19 étaient liés à ce variant.