Cancer : Les médicaments les plus chers ne sont pas forcément les plus efficaces selon une étude réalisée à Marseille

SANTE Une étude réalisée par des scientifiques marseillais montre qu’il y a une faible corrélation entre le prix des médicaments anticancéreux et le bénéfice thérapeutique

20 Minutes avec AFP

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Illustration du dépistage du cancer.
Illustration du dépistage du cancer. — S. Pouzet / SIPA

La corrélation entre le prix des nouveaux médicaments contre le cancer et leur bénéfice thérapeutique est « modeste », et même des médicaments n’induisant que de faibles améliorations des résultats médicaux voient leur prix s’envoler, selon une étude publiée dans European Journal of cancer.

« Il s’agit d’une question brûlante car l’augmentation explosive du prix des médicaments du cancer exerce une pression croissante sur l’équilibre de notre système de Sécurité sociale et va finir par menacer l’accès de chacun aux vraies innovations thérapeutiques », explique le professeur Anthony Gonçalves, chef de département d’oncologie médicale à l’Institut Paoli-Calmettes (IPC) de Marseille, où a été conduite l’étude, dont il est le coauteur.

Analyse de 36 médicaments

L’équipe dirigée par Marc Rodwin, Professeur de Droit à Suffolk University (Etats-Unis) et résident de l’Institut d’études avancées d’Aix-Marseille université et Patricia Marino, de l’IPC, a analysé sur 13 ans la relation entre le prix de 36 médicaments anticancéreux approuvés en France et leur valeur ajoutée par rapport à des médicaments plus anciens.

Les chercheurs ont utilisé à la fois l’échelle de magnitude du bénéfice clinique de la société européenne pour l’oncologie médicale et le score d’amélioration du service médical rendu de la Haute autorité de santé, largement employé pour la fixation des prix des médicaments.