Coronavirus : Nouvelle enquête sur la circulation des variants anglais et sud-africain en France

EPIDEMIE Selon Santé Publique France, 131 cas d’infections au variant britannique et 10 cas d’infections sud-africain étaient recensées ce vendredi

20 Minutes avec AFP

— 

Coronavirus: hospitalisations en hausse, 380 morts en 24 heures
Coronavirus: hospitalisations en hausse, 380 morts en 24 heures — FRED SCHEIBER/SIPA

Une nouvelle enquête va être lancée, la semaine prochaine, pour évaluer la circulation en France des variants anglais et sud-africain du coronavirus, ont annoncé les autorités sanitaires, ce vendredi.

« On est en train de préparer la prochaine enquête flash (réalisée sur deux jours), il n’y a pas encore de date, ce pourrait être si possible la semaine prochaine », a déclaré un responsable de Santé publique France​, Bruno Coignard, vendredi lors de la conférence de presse hebdomadaire de l’agence sanitaire.

Une première enquête début janvier

Selon son dernier bulletin épidémiologique publié vendredi, on recense « 131 cas d’infections au variant VOC 202012/01 (Royaume-Uni) et 10 cas d’infections au variant 501Y.V2 (Afrique du Sud) » en France à la date du 20 janvier. Mais ces données, tirées des remontées de terrain, « ne reflètent pas de manière exhaustive et représentative » la circulation en France de ces deux variants plus contagieux, selon Bruno Coignard.

Pour en avoir une idée plus précise, Santé publique France avait lancé une première enquête, basée sur les tests positifs au Covid-19 des 7 et 8 janvier. D’après des résultats préliminaires, le variant anglais représente environ 1,4 % du total de ces tests. Alors que les données consolidées de cette première enquête sont attendues en début de semaine prochaine, il est probable que la proportion de cas ait déjà augmenté, d’où l’intérêt de lancer une seconde enquête. Contrairement à la première, « on souhaite que cette seconde enquête flash ne cible pas spécifiquement le variant britannique mais inclue la possibilité de repérer la présence du variant sud-africain, et pourquoi pas brésilien », a-t-il poursuivi.

Ne « pas se laisser surprendre »

« On ne voudrait pas focaliser nos efforts sur le variant britannique et se laisser surprendre » par d’autres, a-t-il souligné. Toutefois, élargir l’enquête à d’autres variants que celui d’abord détecté en Angleterre « complexifie les choses » du point de vue technique, a reconnu Bruno Coignard, ce qui explique selon lui que la date précise du lancement ne soit pas certaine. Pour la première enquête, les prélèvements positifs des 7 et 8 janvier ont été réanalysés en utilisant une technique de PCR particulière, celle de l’entreprise Thermo Fischer.

Contrairement à d’autres PCR, cette analyse réagit différemment si on est en présence du variant anglais. Après ce premier filtre, les prélèvements suspects ont été soumis à un séquençage génétique pour déterminer s’il s’agissait bien du variant. Or, dans le cas du variant sud-africain, on ne dispose pas encore de tests PCR capables de jouer ce rôle de premier filtre. « D’autres PCR spécifiques, pas uniquement au variant anglais, arrivent de façon imminente », a assuré Bruno Coignard.