Coronavirus : Auvergne Rhône-Alpes, région la plus touchée par la surmortalité lors de la deuxième vague

PANDEMIE Selon les chiffres de l’Insee, dévoilés ce mercredi sur la surmortalité pendant la crise du Covid-19, les décès ont été beaucoup plus nombreux lors de la deuxième vague qu’au printemps dernier en Auvergne Rhône-Alpes

Elisa Frisullo

— 

Juillet 2019. Illustration de tombes dans un cimetière
Juillet 2019. Illustration de tombes dans un cimetière — E. Frisullo / 20 Minutes
  • Selon l’Insee, Auvergne Rhône-Alpes est la région qui a enregistré la plus forte hausse de la surmortalité depuis le début de la seconde vague.
  • Plutôt épargnée au printemps dernier, la région a déploré 8.500 décès supplémentaires par rapport à 2019, soit une augmentation de 38 %, contre 16,3 % au niveau national.

Une deuxième vague, plus longue et plus forte, qui a été particulièrement marquée en Auvergne Rhône-Alpes. Et plus meurtrière. Selon l’Insee, la région est celle qui a été le plus touchée en France entre le 1er septembre et fin décembre 2020 par la surmortalité observée en France depuis le début de la crise sanitaire liée au Covid-19.

Sur cette période, 8.500 décès supplémentaires ont été déplorés par rapport à 2019, soit 38 % de plus, devant la Bourgogne Franche-Comté (+ 25 %) et la Guadeloupe
(+ 23 %). Lors de la première vague, la région avait été plutôt épargnée par rapport à d’autres territoires, comme le Grand-Est et l’Ile de France, avec une hausse des décès de 19 % observée en mars et en avril.

Dès le mois de septembre et la résurgence de l’épidémie sur le territoire national, les décès sont repartis à la hausse dans la région, avec une surmortalité très marquée en novembre, lors du pic épidémique du Covid-19. « Elle a été la plus forte durant les semaines couvrant la période allant du 2 au 22 novembre, avec deux fois plus de décès enregistrés chaque semaine par rapport à 2019, précise l’institut de statistiques. Au niveau national, cette surmortalité a été trois fois moins forte qu’en Auvergne-Rhône-Alpes (16,3 %) ».

Pas de surmortalité chez les moins de 65 ans

Sans surprise, la hausse de cette surmortalité est plus marquée chez les personnes âgées de plus de 65 ans (+44,3 %). « Comme lors de la première vague, elle ne concerne quasiment pas les personnes de moins de 65 ans. Lors de cette deuxième vague, la région enregistre 3.350 décès pour des personnes âgées de moins de 65 ans. On en comptabilisait 3.300 en 2019 ».

Aucun département n’a échappé à cette recrudescence des décès, même si certains territoires, comme la Savoie (+58 %), la Loire (+49 %) ou encore la Haute-Loire (+59 %) ont été plus lourdement touchés. Le Cantal fait figure d’exception et a presque été épargné par la seconde vague et la surmortalité, selon l’Insee.