Au 14 janvier 2021, 410 sites de prélèvements de tests RT-PCR étaient enregistrés dans la région Grand-Est.
Au 14 janvier 2021, 410 sites de prélèvements de tests RT-PCR étaient enregistrés dans la région Grand-Est. — CHRISTELLE REWIAKO/SIPA

VIRUS

Coronavirus : Le Grand-Est toujours davantage touché que de nombreuses régions de France

Le taux d'indicence y est supérieur à la moyenne nationale

  • Le Grand-Est n’est toujours pas épargné par l’épidémie de Covid-19. C’est, aujourd’hui, la troisième région la plus touchée.
  • Son taux d’incidence y est supérieur à la moyenne nationale (184), avec 212 personnes positives au virus pour 100.000 personnes, au 13 janvier.
  • « La circulation virale est active et élevée dans tous les départements de la région et dans toutes les classes d’âge. La forte pression qui s’exerce sur le système de soins se poursuit », écrit l’Agence régionale de santé (ARS) du Grand-Est.

Le décompte, morbide, a franchi un nouveau cap samedi. Plus de 70.000 personnes sont décédées à cause du Covid-19 selon les données de Santé publique France. L’épidémie a été la plus virulente en Ile-de-France (plus de 12.700 victimes), Auvergne-Rhône-Alpes (7.300) et… dans le Grand-Est (6.500).

La région née des fusions de la Lorraine, Champagne-Ardenne et Alsace reste aujourd’hui encore très touchée par l’épidémie. Son taux d’incidence y est supérieur à la moyenne nationale (184), avec 212 personnes positives au virus pour 100.000 personnes, au 13 janvier. La situation est pire seulement en Provence-Alpes-Côte-d'Azur (312) et en Bourgogne-Franche-Comté (250).

Dans le détail, ce sont surtout la Haute-Saône, la Haute-Marne, la Meuse et les Ardennes qui ont des taux d’incidence les plus élevés (supérieurs à 250). L’Alsace s’en sort un peu mieux (taux à 200) et des agglomérations où l’épidémie ne flambe pas (195 à Mulhouse, 215 à Strasbourg). Mais, mauvaise nouvelle, le nombre de cas positifs ne baisse pas et est en légère hausse depuis début janvier avec 12.000 nouveaux cas positifs détectés chaque semaine.

« Forte pression sur le système de soins »

« La circulation virale est active et élevée dans tous les départements de la région et dans toutes les classes d’âge. La forte pression qui s’exerce sur le système de soins se poursuit », écrit l’Agence régionale de santé (ARS) du Grand-Est. Un peu plus de 3.000 personnes (3.079) étaient hospitalisées dans le Grand-Est jeudi dernier, dont un dixième environ en réanimation.

Comme partout en France et à l'exception de Nancy, la campagne de vaccination débute ce lundi pour les personnes âgées de plus de 75 ans et les patients les plus à risque.