Coronavirus : Le point hebdo de Santé Publique France dévoile-t-il un rebond de l’épidémie ?

BILAN Chaque jeudi soir, Santé Publique France publie un point épidémiologique hebdomadaire, décrypté par les experts de l’agence gouvernementale le vendredi matin

Oihana Gabriel

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Coronavirus : Le point hebdo de Santé Publique France dévoile-t-il un rebond de l’épidémie ? — 20 Minutes
  • En ce début d’année 2021, la France craint un nouveau rebond de l’épidémie de Covid-19.
  • Entre les fêtes de fin d’année, les vacances qui ont provoqué un brassage de population et l’arrivée sur le territoire de deux nouveaux variants inquiétants, les indicateurs de Santé Publique France sont scrutés à la loupe.
  • Résultat ? Une incidence qui augmente, mais pas de répercussion pour le moment sur les hôpitaux. 20 Minutes vous résume les informations à retenir en vidéo.

Bien avant les vacances de fin d’année, les épidémiologistes et les politiques invitaient à la plus grande prudence. Car les réunions nombreuses, intergénérationnelles, sans masque et gestes barrières à l’occasion de Noël et du Nouvel an risquaient de faire encore remonter la circulation du coronavirus en France. Ce qu'on a pu constater aux Etats-Unis après Thanksgiving.

Au lendemain de la prise de parole de Jean Castex et d’Olivier Véran, qui n’ont pas annoncé de nouvelles mesures restrictives mais la poursuite des couvre-feux et des fermetures des restaurants, bars, cinémas, théâtres et remontées mécaniques pour le ski, le point épidémiologique hebdomadaire de Santé Publique France ce vendredi était très attendu. 20 Minutes vous en a fait un résumé dans la vidéo ci-dessus.

Combien de nouveaux cas sur une semaine ?

En bref : l’incidence est repartie à la hausse (+17 %) la semaine dernière, alors que les Français se sont fait moins tester. Près de 100.000 personnes ont eu un test positif en une semaine. Et ces nouveaux cas concernent toutes les tranches d’âge.

Cinq régions sont particulièrement touchées par cette augmentation : Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Auvergne Rhône-Alpes. Des zones où le couvre-feu est passé, dans certains départements, de 20h à 18h la semaine dernière.

Est-ce à dire que Noël a, malgré tous les efforts, eu un effet ? Il est trop tôt pour l’affirmer. Quant à un éventuel effet du Nouvel an, ces chiffres (entre le 28 décembre et le 3 janvier 2021) ne peuvent encore le refléter. D’autant que les choses se sont compliquées depuis avec l’arrivée chez nous de deux nouveaux variants qui rendraient le coronavirus plus contagieux. Et, pour le variant anglais, infecterait davantage les enfants.

La rentrée scolaire a donc été vécue par certains parents et enseignants comme un test un poil stressant. Du côté du ministère de l’Education nationale, les chiffres de ce vendredi ont tendance à rassurer : seulement un collège, un lycée et neuf classes ont fermé ces derniers jours. Par ailleurs, le ministère remonte que près de 2.000 élèves et 345 enseignants ou membres du personnel éducatif ont été infectés depuis lundi.

Quel effet sur les hôpitaux ?

Pour le moment, cette remontée de la circulation épidémique ne s’est pas traduite pas une surcharge dans les hôpitaux. « Les taux hebdomadaires d’hospitalisations et de nouvelles admissions en réanimation étaient stables (respectivement – 3 % et + 2 %), précise Santé Publique France dans son communiqué. Le nombre de patients hospitalisés en France pour COVID-19 restait élevé, avec 24.904 cas de COVID-19 hospitalisés le 5 janvier 2021, dont 2.625 en réanimation. » Rappelons que la France compte environ 5.000 places en réanimation en temps normal.

« Mais les formes graves surviennent à distance des signes cliniques, nuance Christine Campese, épidémiologiste chez Santé Publique France. Il est probable que dans les prochains jours, on constate une augmentation des hospitalisations. »

Sujet polémique du moment et de grande attention pour les prochaines semaines : la vaccination a commencé le 27 décembre en France. Si le gouvernement est vivement critiqué pour ce départ très lent, Santé Publique France n’est pour le moment pas en mesure de publier des chiffres vérifiés sur le nombre de Français vaccinés depuis le début de la campagne.