Coronavirus : Olivier Véran reconnaît que la stratégie gouvernementale sur les vaccins a été « un peu trop défensive »

VACCINATION Invité de BFMTV jeudi soir, le ministre de la Santé dit prendre note dit du fait que des millions de personnes se soient fait à ce jour vacciner « et que les choses se passent très bien »

F.P.
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Le ministre de la Santé Olivier Véran.
Le ministre de la Santé Olivier Véran. — Poupart Julien-POOL/SIPA
  • « Je pense qu’on a été un peu trop défensifs dans la façon d’aborder le vaccin, un peu trop prudents », a reconnu Olivier Véran sur BFMTV jeudi soir.
  • Aux dires du ministre de la Santé, cette stratégie française de prendre plus de temps sur la vaccination que dans d’autres pays était motivée par ce souci d’attendre que le vaccin fasse ses preuves.
  • Olivier Véran dit prendre note du fait que des millions de personnes se soient faites à ce jour vacciner « et que les choses se passent très bien ».

« Je pense qu’on a été un peu trop défensifs dans la façon d’aborder le vaccin, un peu trop prudents. » Dans un contexte de démarrage plus lent des vaccinations en France que dans d’autres pays européens et alors que des critiques s’élèvent contre la stratégie vaccinale du gouvernement, Olivier Véran a fait son mea culpa, jeudi soir, sur BFM TV.

A la question « avez-vous eu peur des anti-vaccins ? », le ministre de la Santé a assuré que « non, pas du tout », admettant plutôt « la peur de décevoir, peut-être ». « Ce n’est pas forcément parce qu’un laboratoire vous dit qu’il a trouvé, qu’il a réellement trouvé », poursuit-il.

Olivier Véran dit prendre note du fait que des millions de personnes se soient faites à ce jour vacciner « et que les choses se passent très bien ». « On a davantage de recul, admet-il. Les autorités sanitaires et scientifiques, qui sont par essence un peu plus frileuses que moi encore, le sont nettement moins aujourd’hui et nous disent que vous pouvez aller en confiance maintenant. »

« Cette polémique est une boule puante »

Aux dires donc du ministre de la Santé, cette stratégie française de prendre plus de temps sur la vaccination que dans d’autres pays était motivée par ce souci d’attendre que le vaccin fasse ses preuves. Et non pas au nom d’un protectionnisme économique. C’est l’une des pistes évoquées par la presse allemande : la France aurait freiné des quatre fers les commandes de l’Union européenne de vaccins auprès des laboratoires Pfizer/Biotech [américain et allemand] et Moderna [américain], pour laisser le temps à d’autres laboratoires, dont le français Sanofi, de finaliser leurs vaccins pas encore prêts.

« Cette polémique est une boule puante, réagit Olivier Véran. Je ne sais pas d’où ça vient, ça ne m’intéresse pas. C’est factuellement faux. Le premier contrat passé par la France est pour le vaccin Astrazeneca qui est anglais. »