Vaccination dans le Grand-Est : La lenteur est « un scandale d'Etat », accuse le président de la région Jean Rottner

EPIDEMIE « On se moque de nous. Aujourd'hui se faire vacciner, cela devient plus compliqué que d'acheter une voiture », a-t-il lancé

T.G. avec AFP

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Le président de la région Grand-Est, Jean Rottner.
Le président de la région Grand-Est, Jean Rottner. — PATRICK GELY/SIPA
  • La lenteur de la campagne de vaccination est « un scandale d’Etat », dénonce le président de la région Grand-Est Jean Rottner.
  • « On poursuit une politique qui a fait la preuve de son échec par le passé : les masques, les tests, aujourd’hui la vaccination », a-t-il ajouté, montrant du doigt « une forme d’impréparation, d’irresponsabilité ».
  • Il appelle l’Etat à faire davantage appel aux collectivités locales, notamment pour les commandes de vaccin. Le maire de Nancy, Mathieu Klein, voudrait aussi que les collectivités locales soient davantage appelées à participer.

Demande de reconfinement local, d'accélération du calendrier du couvre-feu… Jean Rottner multiplie les sorties depuis quelques jours à propos de l’épidémie de Covid-19. Lundi, le président de la région Grand-Est s’est attaqué à la lenteur de la campagne de vaccination en France.

« Je considère qu’aujourd’hui on est face à un scandale d’Etat », a-t-il attaqué sur France 2. « On poursuit une politique qui a fait la preuve de son échec par le passé : les masques, les tests, aujourd’hui la vaccination », a-t-il ajouté, montrant du doigt « une forme d’impréparation, d’irresponsabilité ».

Face aux doutes de certains Français sur la vaccination, il y a « un gouvernement qui fait l’éloge de la lenteur à certains moments et depuis hier, hyper-accélère », a poursuivi le président de la région Grand-Est, médecin de formation et qui s’est fait particulièrement entendre depuis le début de l’épidémie. « On se moque de nous. Aujourd’hui se faire vacciner, cela devient plus compliqué que d’acheter une voiture », a-t-il critiqué, ajoutant que son objectif était d’avoir « des morts en moins et des gens qui souffrent en moins ».

Les collectivités locales en soutien ?

« Il faut que les choses s’accélèrent, être extrêmement transparent vis-à-vis des Français », a réclamé Jean Rottner, demandant « officiellement » que les collectivités locales puissent, « une fois les stocks européens écoulés, être à l’origine de commandes de vaccins » et que soit permis « à tous les professionnels de santé de vacciner ».

Sur RTL, le maire PS de Nancy, Mathieu Klein, a également demandé que les collectivités locales soient davantage mises à contribution dans la campagne de vaccination. « Nous avons une organisation éprouvée depuis le début de la crise. Je pense que si la confiance est là entre l’Etat et les collectivités locales, nous saurons organiser une campagne de vaccination massive, c’est la seule solution pour s’en sortir enfin », a déclaré Mathieu Klein, dont « l’inquiétude reste très élevée » quant au rebond de l’épidémie dans sa ville.