Coronavirus : Les soignants de 50 ans et plus « qui le souhaitent » pourront être vaccinés « dès lundi », annonce Olivier Véran

EPIDEMIE Le ministre de la Santé a également annoncé qu’avant début février, des centres de vaccination ouvriront en ville

20 Minutes avec AFP

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Le ministre de la Santé Olivier Véran..
Le ministre de la Santé Olivier Véran.. — Eric TSCHAEN-POOL/SIPA

Le gouvernement passe à la vitesse supérieure. La campagne de vaccination contre le Covid-19 va « accélérer » en direction des publics prioritaires, avec la possibilité pour les soignants de 50 ans et plus de se faire vacciner « dès lundi », a annoncé ce jeudi le ministre de la Santé sur Twitter.

Olivier Véran avait déjà indiqué mardi qu’elle serait élargie aux professionnels de santé de 50 ans et plus d’ici la fin du mois de janvier. Mais face aux critiques d’élus et de certains médecins dénonçant le démarrage lent de la campagne vaccinale, le calendrier s’accélère à nouveau. « Soyez rassurés. La campagne vaccinale va bientôt prendre de l’ampleur », a-t-il ajouté, assurant que la France sait « organiser une vaccination de masse ».

Des centres de vaccination ouvriront en ville début février

Le ministre de la Santé annonce également qu’avant début février, des centres de vaccination ouvriront en ville pour commencer à vacciner les personnes âgées de 75 ans et plus, puis les 65 ans et plus… « Dans quelques semaines, la vaccination aura été proposée à l’ensemble des personnes âgées, et nous serons au même niveau que les pays qui ont procédé différemment. Sans perte de chance, au contraire », a-t-il encore assuré.

La campagne organisée en trois phases depuis dimanche prévoyait d’abord la vaccination d’ici fin février d’un million de personnes parmi les plus âgées et les plus vulnérables, particuliers et soignants, dans les 7.000 Ehpad et autres établissements assimilés. La deuxième phase concernait ensuite « tous les retraités de plus de 65 ans », avant dans un troisième temps la vaccination de masse.

Alors que moins de 200 personnes ont été vaccinées depuis dimanche en France, contre plusieurs milliers en Allemagne ou en Italie, l'Académie de médecine avait elle aussi regretté jeudi le démarrage «très lent», jugeant les précautions prises dans les Ehpad « excessives ».