Covid-19 : Il n’y aura pas de fichier des personnes refusant le vaccin, assure Gabriel Attal

CORONAVIRUS En revanche, il y aura bien un registre des personnes vaccinées qui entrera en vigueur dès le 4 janvier

20 Minutes avec agences

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Préparation des doses de vaccin contre le Covid-19 lors du lancement de la campagne nationale de vaccination à Sevran, le 27 décembre dernier
Préparation des doses de vaccin contre le Covid-19 lors du lancement de la campagne nationale de vaccination à Sevran, le 27 décembre dernier — THOMAS SAMSON-POOL/SIPA

Les personnes vaccinées contre le coronavirus seront bien enregistrées en France, mais pas celles qui ne le sont pas, a assuré Gabriel Attal sur BFM TV, ce mercredi 30 décembre. Il n’y aura « pas de fichier des personnes qui refusent de se faire vacciner contre la Covid-19 », a déclaré le porte-parole du gouvernement.

La France ne suivra donc pas l'exemple de l'Espagne qui a annoncé ce lundi qu’elle allait créé un registre des personnes refusant de se faire vacciner. Ce fichier pourra être partagé avec d’autres pays européens mais ne sera pas rendu public, ont précisé les autorités espagnoles.

Des données couvertes par le secret médical

Le gouvernement français va donc se contenter d'un fichier des personnes ayant reçu l'injection, qui entrera en vigueur dès le 4 janvier. Un décret publié le 25 décembre dernier autorise la création de ce registre baptisé « SI Vaccin Covid » (SI pour « système d’information »). L’objectif est de mieux piloter la campagne de vaccination.

Les données personnelles figurant dans ce fichier sont couvertes par le secret médical, a rappelé ce mercredi dans une note d'information la Cnil, gardien de la vie privée des Français.

Les acteurs qui pourront avoir accès à « certaines de ces données » (pas forcément les mêmes selon leur rôle) sont les « professionnels de santé (…) réalisant la consultation préalable et/ou la vaccination », le « médecin traitant de la personne vaccinée (…) sous réserve du consentement de celle-ci », ou « d’autres structures publiques telles que la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) ou l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) ».