Coronavirus : L’objectif d’un million de personnes à risques vaccinées « sera tenu », selon Gabriel Attal

EPIDEMIE Mardi, seulement 200 personnes étaient vaccinées en France

20 Minutes avec AFP

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Gabriel Attal, ce mercredi à la sortie du Conseil des ministres
Gabriel Attal, ce mercredi à la sortie du Conseil des ministres — AFP

Face aux critiques sur le démarrage poussif de la campagne de vaccination en France, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a assuré, ce mercredi, que l’objectif de vacciner un million de personnes à risques contre le Covid-19 d’ici à la fin février « sera tenu ».

« On a un objectif d’un million de personnes vaccinées qui sont des personnes à risque, dans cette première phase, et cet objectif sera tenu », a-t-il affirmé sur BFMTV.

Déjà plus de 8.000 personnes vaccinées en Italie

Gabriel Attal a admis que le démarrage de la campagne se faisait « très progressivement » parce que le gouvernement « accorde une attention extrême à la question du consentement et de l’accompagnement médical ». Mardi, seulement 200 personnes étaient vaccinées en France contre 78.000 en Allemagne et 8.300 en Italie.

« On a fait un choix qui n’est pas le choix allemand qui est de faire se déplacer le vaccin jusqu’aux personnes dans les maisons de retraite et non pas de demander aux personnes des maisons de retraite de se déplacer », a justifié Gabriel Attal. Le porte-parole du gouvernement a assuré qu’il n’y avait « pas de problème de pénurie ». Il a par ailleurs promis que la campagne de vaccination atteindrait un rythme de croisière satisfaisant « dès la semaine prochaine », ce qui permettra de « vacciner plus de personnes ».

Pas de fichier sur les personnes qui refusent de se faire vacciner

Gabriel Attal a défendu le fichier créé pour gérer la campagne de vaccination et regroupant les données personnelles, que seuls « les personnels de l’assurance maladie et les médecins traitants » pourront consulter. Et « contrairement à certains de nos voisins, et notamment l’Espagne, il n’y aura pas de fichier des personnes qui refusent de se faire vacciner », a-t-il ajouté.

« Je crois profondément que la vaccination est un très grand progrès », a souligné le porte-parole de 31 ans qui prévoit de se faire vacciner dès que sa « génération sera concernée ». En France, la campagne a débuté dimanche pour les quelque 750.000 résidents des maisons de retraite ainsi que par les salariés de ces établissements qui présentent eux-mêmes un risque de forme grave. Les publics ciblés doivent ensuite être élargis par étapes, les plus jeunes et les moins fragiles passant en dernier.