Coronavirus : Le généticien Axel Kahn déplore la prudence du gouvernement au sujet de la campagne vaccinale

LEVIER DE VITESSE Le gouvernement dit « assumer » un rythme plus lent qu’ailleurs, mais plusieurs scientifiques semblent regretter ce « choix »

20 Minutes avec AFP

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Le généticien Axel Kahn, ici en 2015. (archives)
Le généticien Axel Kahn, ici en 2015. (archives) — ERIC FEFERBERG / AFP

Le généticien Axel Kahn regrette ce mercredi que le gouvernement n’adopte pas une stratégie plus offensive pour persuader les Français de la nécessité de se faire vacciner contre le Covid-19. La stratégie prudente du gouvernement « n’est pas adaptée à une situation qui est très périlleuse », souligne sur Europe 1 le président de la Ligue nationale contre le cancer, alors même, dit-il, qu’il y a en France entre 30 et 35 % de « vaccino-sceptiques ».

Axel Kahn appelle à cibler les « personnes terriblement hésitantes ». « Il faut certainement leur apporter la vérité et la transparence, mais également de l’enthousiasme », ajoute-t-il, reprochant à l’exécutif d'« avancer à tout petit pas ». Avec cette attitude, « on va les convaincre qu’en effet, si on va si lentement, c’est qu’on n’est pas sûr de soi et qu’il y a un danger », observe-t-il.

« Pas de stratégie vaccinale »

« Il faut protéger le peuple Français et les personnes fragiles. Et faire vacciner les soignants en priorité », poursuit le président de la Ligue nationale contre le cancer, lui-même décidé à se faire vacciner « le plus tôt possible ». Sur la chaîne Cnews, le professeur Philippe Juvin, chef des urgences à l’hôpital Georges Pompidou, a regretté pour sa part que la France « n’ait pas de stratégie vaccinale ».

« A titre individuel, j’aimerais être vacciné, pour montrer l’exemple, et dire aux gens : "on ne meurt pas du vaccin, on meurt du Covid, et quand on ne meurt pas, on fait des formes lourdes qui sont très invalidantes". » « Si j’étais le Premier ministre, je me ferais vacciner », a-t-il ajouté.