Coronavirus dans le Grand-Est : « Pourquoi attendre le 2 janvier ? » pour avancer le couvre-feu , s’interroge le président de la région Jean Rottner

EPIDEMIE Jean Rottner s’était déjà dit favorable à un reconfinement local dans sa région

Thibaut Gagnepain

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Jean Rottner, président de la région Grand-Est et médecin urgentiste.
Jean Rottner, président de la région Grand-Est et médecin urgentiste. — PATRICK GELY/SIPA

Depuis quelques jours, il plaidait pour un « nouveau confinement, peut-être localisé ». Le président de la région Grand-Est, Jean Rottner, n’a donc pas pu être totalement satisfait des annonces faites mardi soir par Olivier Véran. Le ministre de la Santé a expliqué que l’exécutif avait « écarté l’idée d’un confinement » mais envisageait une « extension du couvre-feu » dans certains territoires dès le 2 janvier prochain.

« Pourquoi attendre le 2 et pourquoi ne pas le faire de suite ? Est-ce que ça ne risque pas de nous faire prendre un train de retard et donc de voir passer de nouveau cette épidémie et de courir derrière ? », s’est interrogé ce mercredi matin sur France Info l’élu local, qui a de nouveau plaidé pour un reconfinement le plus rapidement possible.

Seul le Bas-Rhin exempté ?

« J’aurais souhaité effectivement que nous arrivions à anticiper, à prendre les devants et à pouvoir profiter de cette période de vacances où l’activité est un peu moindre, où les enfants et les jeunes sont encore à la maison, où certains sont encore en vacances pour pouvoir réaliser une forme de confinement bref, efficace, et qui n’ait pas d’interaction avec les activités économiques de manière majeure », a encore déclaré Jean Rottner, médecin urgentiste dans le civil.

Le couvre-feu pourrait être avancé à 18h dans neuf des dix départements du Grand-Est. Seul le Bas-Rhin, qui présente un taux d’incidence inférieur à 150 cas positifs au Covid-19 pour 100.000 habitants, serait exempté.