Coronavirus : Vers une baisse de la pression sur le système de santé mi-2021, prédit un épidémiologiste

DEBUT DE LA FIN Arnaud Fontanet, membre du conseil scientifique, estime que les trois premiers mois de 2021 seront encore pénibles, malgré la vaccination

20 Minutes avec AFP

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L'épidémiologiste Arnaud Fontanet.
L'épidémiologiste Arnaud Fontanet. — STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

La pression sur le système de santé français devrait s’alléger à la mi-2021 - si le tiers le plus vulnérable de la population a été vacciné contre le Covid-19 à ce moment - estime l’épidémiologiste Arnaud Fontanet dans une interview au Journal du dimanche. « Les trois premiers mois de 2021 vont être pénibles car l’hiver battra son plein sans qu’on puisse ressentir, au niveau collectif, les bénéfices attendus de la vaccination », qui commence à la fin décembre, à dit Arnaud Fontanet, de l’Institut Pasteur.

L’épidémiologiste, membre du Conseil scientifique qui conseille le gouvernement, a estimé que « quand les personnes vulnérables, un tiers de la population, auront été vaccinées en nombre, sans doute à la fin du premier semestre, la pression devrait s’alléger ». Il s’est inquiété dans l’immédiat du maintien sur « un plateau élevé » du nombre d’admissions quotidien de malades du Covid-19 dans les hôpitaux.

Le bilan des fêtes de fin d'année pas avant la mi-janvier

« Il stagne à 1.500 admissions par jour depuis trois semaines. À la veille des fêtes, ce plateau élevé ne dit rien de bon », selon lui. L’agence Santé publique France a fait état de 1.004 admissions sur 24 heures samedi. Le plus haut cette semaine était mercredi avec 1.664 admissions. Le Pr. Fontanet a exclu toute remise en cause des mesures de lutte contre la pandémie avant la mi-janvier, à cause « du délai entre une contamination et une éventuelle hospitalisation ». « Le bilan de cette période à haut risque ne pourra pas être tiré avant la mi-janvier », a-t-il dit.

Il est revenu par ailleurs sur l’étude baptisée ComCor, menée fin octobre/début novembre, et dont il est l’auteur principal, sur le rôle des restaurants et des bars dans les contaminations. « Le résultat le plus important, c’est que près de la moitié des personnes infectées [44 %] connaissent celui ou celle qui leur a transmis le virus », a dit le Pr. Fontanet. Cette étude « confirme aussi que les rassemblements familiaux et amicaux jouent un rôle majeur dans la transmission, et surtout les repas ».