Coronavirus à Lyon : Les activités programmées reprennent au CHU avec l'aide des cliniques privées

EPIDEMIE Les activités chirurgicales non-urgentes, qui avaient été déprogrammées aux HCL au plus fort de la deuxième vague du Covid-19, reprennent progressivement. Plusieurs cliniques de la métropole sont mobilisées aux côtés du CHU de Lyon

Elisa Frisullo

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Illustration dans un bloc opératoire à Lyon..
Illustration dans un bloc opératoire à Lyon.. — C. VILLEMAIN / 20 MINUTES
  • Avec la baisse des hospitalisations et admissions en réanimation observée à Lyon, le CHU a décidé de reprendre progressivement les activités programmées.
  • Les équipes des HCL étant toujours bien chargées par le coronavirus, des partenariats ont été conclus entre le CHU et quatre cliniques de la métropole.

Au CHU de Lyon, la pression n’a plus rien à voir avec les heures difficiles qu’ont connues les personnels au plus fort de la seconde vague. Depuis plusieurs semaines, le nombre d’hospitalisations et d’admissions en réanimation liées au Covid-19 sont en baisse constante.

Cette amélioration de la situation, toujours fragile avec chaque jour encore de nouveaux patients atteints par le virus accueillis dans les hôpitaux, a conduit la direction des Hospices civils de Lyon à relancer progressivement l’activité programmée, apprend-on auprès du CHU de Lyon. Ces interventions non-urgentes avaient été stoppées puis reportées en raison de la saturation des services de réanimation observée dès le début du mois de novembre dans la métropole.

Quatre cliniques pour recevoir les patients des HCL

« La marge libérée par la diminution des capacités de soins critiques permet aux équipes de reprendre une part plus importante d’activité programmée », soulignent les HCL. Et ce, en priorité pour la chirurgie ambulatoire et la médecine. Les patients, dont les interventions chirurgicales avaient dû être reportées, ont ainsi commencé à être contactés par les équipes médicales. Pour relancer cette activité, l’hôpital public, encore bien chargé par les patients atteints du Covid, a noué des partenariats avec des établissements privés de l’agglomération.

« Cette semaine, seulement 50 % de l’activité habituelle a pu être programmée dans les blocs opératoires des HCL. Et ce, en raison notamment du très haut niveau de mobilisation maintenu dans les services de réanimation », ajoute le CHU, soucieux de permettre à un plus grand nombre de patients « d’être opérés dans un bref délai. » Dans cette optique, des partenariats ont été conclus avec la clinique Natecia, l’hôpital Saint-Joseph-Saint-Luc, la clinique Saint-Charles et le centre Léon Bérard, afin que les équipes des HCL puissent y intervenir temporairement.

Cette coopération public-privé va notamment permettre l’admission à Natecia de 25 patients des équipes d’urologie, de chirurgie digestive et d’hépato-gastrorentérologie du CHU. « Ils seront accueillis dans les blocs opératoires et les salles d’endoscopie de la clinique pour y réaliser une activité dont le report serait préjudiciable aux patients », ajoutent les Hospices civils de Lyon.

Dans ces cas-là, seul le médecin de l’hôpital se déplace, l’activité étant réalisée avec les équipements et le personnel de la clinique. Pour le patient, cela n’engendre aucun coût supplémentaire, son intervention étant prise en charge selon les mêmes conditions financières que dans le public. Dans les prochaines semaines, plusieurs dizaines de patients, en attente d’intervention, devraient ainsi bénéficier d’une activité « déportée ».