Cancer du sein : Un test génétique pour évaluer le risque d’en développer un sous cinq ans

GENETIQUE Depuis trois mois, à Nice, la polyclinique Santa Maria propose via le Mammorisk d’améliorer la personnalisation des examens de dépistage du cancer du sein dès 40 ans

M.B.

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Un appareil de mammographie
à la polyclinique Santa-Maria
Un appareil de mammographie à la polyclinique Santa-Maria — Institut du sein
  • L’Institut du sein de la polyclinque Santa Maria à Nice propose un nouveau test génétique pour évaluer le risque de développer un cancer dans les cinq ans.
  • En fonction du résultat, les médecins proposent une fréquence de dépistage adaptée au profil de chaque patiente.

Quel risque ai-je de développer un jour un cancer du sein ? Alors que près de 60.000 cas sont diagnostiqués chaque année en France, et que 12.000 femmes en meurent, la question a de quoi tarauder plus d’une femme. Dans les locaux de la polyclinique Santa Maria, l’Institut de sein de Nice réalise près de 6.000 dépistages par an. Et propose, depuis trois mois, un test de risque basé sur l’ADN développé par la société Predilife.

« Cela fonctionne avec un test salivaire génétique, un peu comme le test du Covid-19 mais avec un prélèvement dans la bouche, explique le docteur Bruno Borens, radiologue et sénologue, fondateur de l’Institut de sein. Il est envoyé à l’Institut Curie à Paris et permet de détecter une centaine de variations de l’ADN qui statistiquement indiquent le risque de cancer du sein. »

350 euros non remboursés par la Sécu

Le score obtenu est ensuite associé aux résultats d’un questionnaire de données cliniques (âge, antécédents familiaux…) et d’une mammographie classique. « Le Mammorisk va permettre d’avoir un calcul du risque de cancer du sein à cinq ans. En fonction du résultat, on détermine avec la patiente la fréquence idéale du dépistage » développe le médecin.

Car l’enjeu, c’est la précocité du dépistage. Plus une tumeur est traitée tôt, plus les chances de guérison sont grandes. Or, sur les 59.000 cas détectés par an en France, près de la moitié est diagnostiquée à un stade déjà avancé.

Le protocole proposé à l’Institut de sein a pour ambition de détecter au plus tôt les tumeurs, mais aussi d’adapter la fréquence des dépistages préventifs en fonction du risque évalué. Une prise en charge personnalisée au maximum qui a un coût : 350 euros, non remboursés par la Sécurité sociale pour réaliser le test génétique.