Coronavirus dans le Grand-est : « Evolution préoccupante de l’épidémie » dans la région

VIRUS La deuxième vague n'est pas terminée selon les autorités sanitaires

T.G.
Dans un hôpital (illustration).
Dans un hôpital (illustration). — Mickaël Bosredon/20Minutes

Le Grand-Est n’en a pas fini avec le Covid-19. Dans son dernier bulletin de situation, l’Agence régionale de santé alerte : la dernière semaine mesurée (49) est « marquée par une évolution préoccupante de l’épidémie » dans la région.

Une tendance nouvelle, après quatre premières semaines d’un deuxième confinement qui avait permis un net ralentissement de la propagation du virus. Mais c’est donc terminé. Près de 8.000 cas positifs au Covid-19 ont été détectés du 30 novembre au 6 décembre. C’est 500 de plus qu’une semaine plus tôt.

Aitre indicateur à la hausse : le taux d’incidence. Au 10 décembre dans le Grand-Est, plus de 160 personnes (159,1) sur 100.000 habitants sont touchées, un chiffre bien au-dessus de la moyenne nationale (110). La Marne semble à part (81), alors que les Ardennes (268), les Vosges (220), la Meuse (214) et la Haute-Marne (198) souffrent particulièrement. En Alsace, le Bas-Rhin (118 cas/100.000 habitants) s’en sort un peu mieux que son voisin haut-rhinois (157).

Ces deux départements sont néanmoins, avec la Moselle et la Meurthe-et-Moselle, ceux où il y a le plus d’hospitalisations à cause du virus. Au total, 2.515 personnes dans le Grand-Est sont soignées dans les établissements de santé, dont 267 en réanimation. « La pression sur ce système de soins reste forte », écrit l’ARS qui évoque « un risque élevé de rebond épidémique » dans les prochaines semaines en France.