Coronavirus : Les tests avant Noël ne sont pas un « totem d’immunité », met en garde Olivier Véran

EPIDEMIE Le ministre de la Santé recommande de se faire tester uniquement « si vous avez un doute ou si vous êtes amené à vous rendre auprès d’une personne vulnérable »

20 Minutes avec AFP
— 
Le ministre de la Santé Olivier Véran, à Paris le 5 novembre 2020.
Le ministre de la Santé Olivier Véran, à Paris le 5 novembre 2020. — Eric TSCHAEN-POOL

Alors que certains Français hésitent à se faire tester contre le Covid-19 avant les fêtes de fin d’année, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a mis en garde, ce jeudi, contre l’utilisation abusive des tests qui ne sont pas un « totem d’immunité ».

« Si vous avez un doute ou si vous êtes amené à vous rendre auprès d’une personne vulnérable, comme en Ehpad par exemple, vous pouvez évidemment vous faire tester », a déclaré le ministre lors d’une conférence de presse sur la crise sanitaire.

« Un risque de surprotection »

« Mais s’il vous plaît, n’utilisez pas le test comme une sorte de totem d’immunité, c’est risqué pour vous, c’est risqué pour vos proches et pour tous ceux qui auront réellement besoin de se faire tester, parce qu’ils sont malades symptomatiques ou cas contact avant la période de Noël », a-t-il prévenu.

Olivier Véran a expliqué qu’il y avait « un risque de surprotection, surtout quand on n’est pas symptomatique », car « avoir un test qui est négatif, quand on est asymptomatique, ne signifie pas qu’on n’est pas porteur du virus ».

Eviter l’engorgement des laboratoires

En outre, « le danger serait que 20 personnes (…) qui ont prévu de partager un repas pour Noël, décident de se faire tester et en confiance, se retrouvent à table, arrêtent les gestes barrières, ne portent pas le masque, partagent le même foyer pendant plusieurs jours avec des personnes fragiles, pensant ne rien risquer, alors qu’en réalité, le virus est là et que le risque de transmission est réel ».

Enfin, « il faut aussi éviter l’engorgement des laboratoires des pharmacies, des médecins qui réalisent des tests ». « S’il y avait 10 ou 15 ou 20 millions de Français qui souhaitaient se faire tester dans l’urgence avant d’aller partager le repas de Noël, évidemment aucune structure sanitaire au monde ne serait capable d’y faire face ».