Coronavirus : Macron va annoncer la création d’une nouvelle agence spécialisée dans les maladies infectieuses

EPIDEMIES Cette agence devrait voir le jour dès janvier 2021

20 Minutes avec AFP

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Emmanuel Macron, le 2 décembre 2020 à l'Elysée.
Emmanuel Macron, le 2 décembre 2020 à l'Elysée. — STEPHANE LEMOUTON-POOL/SIPA

Pour être prête à l’arrivée d’une potentielle épidémie dans les années à venir, la France va se doter d’une nouvelle agence nationale de recherche sur les maladies infectieuses et émergentes. Emmanuel Macron devrait l’annoncer ce vendredi, alors que le pays lutte depuis plus de neuf mois contre  l'épidémie de coronavirus.

Le président présentera « sa vision de la transformation sur la recherche et l’innovation en santé pour les prochaines années », lors d’un discours à 12h30 à l’institut Imagine, au sein de l’hôpital Necker à Paris, aux côtés de la ministre de la Recherche, Frédérique Vidal. Il annoncera à ce titre la mise en place de cette nouvelle agence afin « d’améliorer les recherches, comprendre comment ces maladies émergent, savoir les traiter, et être là en cas de nouvelle crise sanitaire », a communiqué le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Faire de la France un leader dans la santé numérique

Cette agence, qui devrait voir le jour dès janvier 2021, regroupera l’Agence nationale de recherche sur le Sida et les hépatites virales (ANRS) et le consortium REACting, qui coordonne la recherche sur les crises sanitaires liées aux maladies infectieuses émergentes (virus chikungunya, Ebola… et Covid-19).

Emmanuel Macron annoncera également le lancement de « Paris Campus Santé », nouveau lieu destiné à structurer une filière de santé numérique, et « faire de la France un leader mondial » dans ce domaine. Il se situerait, à terme, sur le site de l’ex-hôpital militaire du Val-de-Grâce à Paris, et rapprochera diverses structures publiques comme l’Inserm, le CNRS, l’AP-HP, l’agence du numérique du ministère de la Santé, ainsi que le Health Data Hub, plateforme française de données de santé utilisant l’intelligence artificielle.

Avant leur installation au Val-de-Grâce, ces structures seront regroupées dans un premier lieu provisoire, à Paris, dès l’année prochaine. Budget de ce nouveau lieu : 400 millions d’euros, issus de fonds privés et publics.