Coronavirus : La Haute autorité de santé recommande de vacciner en premier les résidents des Ehpad

EPIDEMIE L’autorité sanitaire recommande de protéger en priorité les plus vulnérables et ceux qui s’en occupent

20 Minutes avec AFP

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Un Ehpad à Clamart (image d'illustration).
Un Ehpad à Clamart (image d'illustration). — LOUISE MERESSE/DICOM/SIPA

Les personnes âgées résidant en Ehpad doivent être vaccinées en priorité, estime la Haute autorité de santé, qui a tenu une conférence de presse en ligne ce lundi. Et ce, dès « l’arrivée des toutes premières doses » de vaccin contre le Covid-19.

D’autant plus que les doses seront disponibles en « nombre limité » au démarrage de la campagne de vaccination, précise l’autorité. Pour cette future campagne, l’autorité sanitaire définit « cinq phases progressives » avec une ligne directrice : « protéger en priorité les plus vulnérables et ceux qui s’en occupent », a expliqué sa présidente Dominique Le Guludec au cours d’un point presse en ligne.

Convaincre les Français

La campagne de vaccination doit démarrer fin 2020-début 2021 pour les publics prioritaires, avant d’être plus massive dans un deuxième temps. Les professionnels de santé libéraux espèrent se voir confier la responsabilité de l’organisation de la vaccination au niveau local, en lien avec les collectivités territoriales.

« Tout sera présenté aux Français en toute transparence », avait insisté jeudi le ministre de la Santé Olivier Véran, concédant que « la France a beau être le pays de Pasteur, c’est un pays qui doute parfois, et qui doute parfois fortement, plus fortement que les autres, lorsqu’il est question de vaccin ». Non obligatoire, la vaccination s’inscrit dans le cadre de la nouvelle stratégie du gouvernement « tester, alerter, protéger (et) soigner ».

L’enjeu est dans tous les cas de convaincre les Français alors qu’ils sont seulement 41 % à avoir l’intention de se faire vacciner contre le Covid-19, d’après un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche, publié dimanche et réalisé sur un échantillon de 1.013 personnes. « Il y aura des gens à convaincre », avait déjà concédé le Premier ministre Jean Castex, anticipant deux écueils : un embouteillage avec des files d’attente pour se faire vacciner, comme pour les tests, et une autre partie de la population s’y refusant totalement.