Coronavirus : En Loire-Atlantique, la décrue de l’épidémie est « spectaculaire »

CORONAVIRUS Le taux d'incidence dans le département, qui était à 134 cas pour 100.000 habitants il y a dix jours, est tombé à 67,3 ce vendredi

J.U.

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Une statue affublée d'un masque à Nantes (Illustration)
Une statue affublée d'un masque à Nantes (Illustration) — Sebastien SALOM-GOMIS/SIPA
  • La décrue de l'épidémie se vérifie dans les Pays-de-la-Loire, et tout particulièrement en Loire-Atlantique.
  • Une vigilance est cependant apportée au taux d'incidence des plus de 65 ans et à la situation dans les Ehpad.

La tendance à la baisse se poursuit pour le coronavirus. Alors que la situation sanitaire s’améliore en France depuis une dizaine de jours, la décrue de l’épidémie se vérifie dans les Pays-de-la-Loire. En Loire-Atlantique, elle est même « spectaculaire », selon les termes de l’Agence régionale de santé, jeudi. C’est vrai que les chiffres fondent à vue d’œil : le taux d’incidence, qui était à 134 cas pour 100.000 habitants il y a dix jours, est tombé à 67,3 ce vendredi (58 à Nantes métropole, 85 pour la moyenne régionale). Idem pour le taux de positivité, descendu à 8 % en quelques jours… A tel point que le département se place aujourd’hui comme le plus épargné de la région.

Difficile pour l’ARS d’expliquer cette particularité. Selon le Dr Pierre Blaise, si la densité de population peut expliquer que l’épidémie soit montée en flèche lors de la reprise du virus, elle aiderait aussi à ce que les gens aient davantage conscience des risques, et évitent « les points de contamination ». « La population jeune avait tiré les chiffres vers le haut dans le département, note quant à elle Patricia Salomon, directrice de la délégation territoriale de l’ARS. La fermeture de l'université a eu l’effet inverse. »

Vigilance dans les Ehpad

Une tendance qui fait dire à Jean-Jacques Coiplet, le directeur de l’ARS, que « les efforts commencent à payer ». Il alerte cependant sur un taux d’incidence encore élevé chez les plus de 65 ans (127 cas pour 100.000). « Les effets du confinement ne se voient pas encore dans les Ehpad de la région, où nous enregistrons 11 décès par jour en moyenne », complète-t-il, demandant à la population de « ne pas baisser la garde » sur les gestes barrières.

Par ailleurs, d’ici à quelques jours et si la situation le permet, les opérations chirurgicales non urgentes pourraient être reprogrammées, a également indiqué l’ARS. A ce jour, 276 patients Covid sont toujours hospitalisés dans le département, dont 39 en réanimation.