Coronavirus : Malgré le confinement, faire du sport reste primordial rappelle l’OMS

BOUGEZ Un quart des adultes et 80 % des adolescents ne remplissent pas les objectifs de l’Organisation concernant l’activité physique

20 Minutes avec AFP

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Un joggeur, à Paris le 14 novembre 2020.
Un joggeur, à Paris le 14 novembre 2020. — ISA HARSIN

L’Organisation mondiale de la santé l’assure : le confinement et la pandémie de Covid-19 ne doivent pas être une excuse pour rester assis sur un canapé. Peu importe son âge et son état de forme, l’OMS, qui a publié mercredi ses nouvelles directives sur l’activité physique, encourage donc de « rester actif ». Si nous ne le faisons pas, « nous courons le risque de créer une autre pandémie de mauvaise santé. Le résultat d’un comportement sédentaire », a mis en garde Ruediger Krech, chargé de la promotion de la santé à l’OMS.

Un problème même avant la pandémie

Pour l’heure, il n’y a pas encore de statistiques fiables, mais les confinements, restrictions de déplacements, fermetures de salles de sport ont poussé beaucoup de gens à rester chez eux et interrompu les habitudes d’une activité physique régulière. Surtout, même avant la pandémie, la majorité des gens ne bougeaient pas assez, souligne l’OMS dans ses directives.

L’activité physique régulière est essentielle à la santé physique et mentale et pour prévenir les maladies cardiaques, le diabète de type 2 et le cancer. Elle aide aussi à réduire la dépression, l’anxiété et le déclin cognitif, améliore la mémoire et stimule la santé cérébrale de manière générale. « Chaque mouvement compte », souligne le directeur général de l’agence onusienne, Tedros Adhanom Ghebreyesus, reprenant le slogan de ces nouvelles directives. « Etre physiquement actif est indispensable pour la santé et le bien-être, cela peut aider à ajouter des années de vie et de la vie aux années ».

Des décès évitables

Et tout le monde peut et doit bouger : jeunes, vieux, femmes enceintes, quelle que soit la forme physique. En effet, entre quatre et cinq millions de décès pourraient être évités chaque année si la population mondiale était plus active physiquement, souligne le document. Pour l’OMS, les adultes devraient pratiquer au moins « 150 à 300 minutes d’activité physique aérobique d’intensité modérée ou au moins 75 à 150 minutes d’activité physique aérobique d’intensité soutenue ou une combinaison équivalente d’activité physique d’intensité modérée et soutenue par semaine pour en retirer des bénéfices substantiels ». Il ne faut pas non plus oublier la musculation deux fois par semaine. Pour les enfants et les adolescents, l’agence recommande « au moins 60 minutes par jour en moyenne d’activité physique essentiellement aérobique d’intensité modérée à soutenue et ce, tout au long de la semaine ».

Selon l’OMS, un quart des adultes et 80 % des adolescents ne remplissent pas ces objectifs. Un phénomène inquiétant parce que la sédentarité, qui figure pour la première fois dans les directives, a des conséquences sur la santé et peut susciter toute une palette d’effets délétères pour la santé. Au niveau mondial, cette inactivité coûte cher en soins directs : 54 milliards de dollars, et 14 milliards de plus en pertes de productivité.