Coronavirus : Le gouvernement assure que la France aura 15 % des vaccins achetés par l’UE

TRAITEMENT Selon la ministre déléguée à l’Industrie, la répartition devrait se faire au prorata des pays dans la population européenne

20 Minutes avec AFP
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Une peinture symbolisant l'espoir d'un futur vaccin contre le Covid-19, à Paris le 13 novembre 2020.
Une peinture symbolisant l'espoir d'un futur vaccin contre le Covid-19, à Paris le 13 novembre 2020. — JEANNE ACCORSINI/SIPA

L’exécutif tente de rassurer l’opinion sur l’accès aux vaccins contre le Covid-19 : la France aura bien sa part du gâteau. Six contrats d’approvisionnement devraient avoir été signés d’ici fin novembre, a indiqué dimanche Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l’Industrie. Elle a également relevé que 15 % des volumes acquis par l’UE iront à la France.

« Nous avons six contrats, soit signés soit en passe de l’être : quatre contrats signés et deux préaccords dont la rédaction juridique doit suivre un processus de validation. Donc, six accords signés d’ici fin novembre », a précisé sur Radio J la ministre, impliquée dans les négociations au niveau européen. Selon elle, « chacun de ces accords correspond à 200 à 300 millions de doses de vaccin en commande ferme, plus 100 à 200 millions de plus optionnels. Un seul de ces contrats, avec Moderna, porte sur des doses plus petites, 80 millions, cela est lié à la complexité de fabrication ». La France obtiendra sa part suivant le prorata dans la population européenne.

Une production en Europe

En termes de calendrier « chacun [des vaccins] doit faire ses preuves, trois sont en quasi-qualification finale mais rien ne préjuge de la fin des essais cliniques », a-t-elle expliqué, rappelant que, selon les avancées, l’Agence européenne du médicament pourrait délivrer de premières autorisations d’ici à la fin décembre. « Nous nous sommes assurés que la quasi-totalité des vaccins et tous les ingrédients soient produits en Europe, pour ne pas avoir de difficulté d’approvisionnement », a ajouté la ministre.

Imposera-t-on des obligations de vaccination ? « Je ne suis pas médecin. Aujourd’hui ce qui se discute au niveau européen est de considérer qu’il y a une recommandation sur des publics cibles, prioritaires », a-t-elle répondu.

Quant aux masques chirurgicaux et FFP2 de fabrication française, elle chiffre leur production à 60 millions par semaine, un chiffre qui devrait passer à 100 millions en décembre. « On aura multiplié par 30 la production en France », s’est-elle félicitée, relevant que Santé Publique France en a commandé un milliard aux producteurs français.