Coronavirus : Les personnes prioritaires pourront être vaccinées dans « les premiers mois de 2021 », assure la HAS

EPIDEMIE Revivez avec nous les informations de ce vendredi sur l’épidémie de coronavirus en France et dans le monde

Manon Aublanc

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Un médecin examine un patient positif au Covid-19 à l'hôpital Emile Muller de Mulhouse.
Un médecin examine un patient positif au Covid-19 à l'hôpital Emile Muller de Mulhouse. — AFP

L’ESSENTIEL

  • « Les indicateurs s’améliorent » mais « la pression sanitaire reste extrêmement élevée » en France, a déclaré le ministre de la Santé, Olivier Véran, jeudi soir lors de son point hebdomadaire.
  • Ces dernières 24 heures, 386 nouveaux décès ont été enregistrés à l’hôpital. La pression s’allège un peu sur les services de réanimation, même s’ils restent soumis à une forte tension : 4.566 patients du Covid-19 sont toujours en réanimation.
  • La grande distribution, le commerce et le commerce en ligne ont accepté ce vendredi de décaler d’une semaine le Black Friday au 4 décembre, « sous réserve d’une réouverture des commerces d’ici là ».

A LIRE AUSSI

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C'est la fin de ce live, merci de l'avoir suivi avec nous. On se retrouve demain pour suivre toute l'actualité de la pandémie de Covid-19. Bonne soirée !

20h18 : Plus de 22.000 nouveaux cas de Covid-19 en 24 heures, 386 décès supplémentaires

Santé publique France annonce ce vendredi soir 386 nouveaux décès dus au coronavirus en 24 heures dans les hôpitaux. Sur les 22.882 nouveaux cas diagnostiqués sur le territoire, 21.003 l’ont été par test RT-PCR et 1.879 par test antigénique. Le taux de positivité des tests, toujours en baisse, atteint 15 %.

20h13 : « Il ne faut pas baisser la garde », prévient le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal

« Il ne faut pas baisser la garde, il faut maintenir nos efforts. Relâcher les efforts dès aujourd’hui, ce serait les avoir faits pour rien auparavant. Il faut donc poursuivre. Pour autant nous pouvons adapter le confinement à la lumière de cette amélioration que nous constatons », a-t-il déclaré.

 

19h09 : Après le pic de l’épidémie, il est urgent d'« écraser la courbe », prévient l’ARS

Le directeur de l’Agence régionale de Santé d’Ile-de-France, Aurélien Rousseau, craint une « banalisation d’une présence massive et durable de patients Covid à l’hôpital ».

« Il faut que les chiffres d’hospitalisation baissent, non seulement parce qu’un quart des personnes en réanimation meurent mais aussi parce qu’il faut que nous reprenions une activité normale », a expliqué Aurélien Rousseau, en référence au renoncement aux soins et aux déprogrammations. « L’hôpital ne peut pas être la variable d’ajustement. On a été capable d’encaisser 1.000 patients en réanimation en Ile-de-France mais ça ne sera pas possible dans la durée », a-t-il ajouté.

18h56 : L’Insee confirme une nette hausse des décès en novembre par rapport à l’an dernier

Le nombre des décès quotidiens en France, toutes causes confondues, était début novembre supérieur de 25 % aux chiffres enregistrés l’an dernier à la même période. Cette hausse de la mortalité semble donner de premiers signes de ralentissement, a aussi indiqué l’Insee ce vendredi dans son point hebdomadaire sur la mortalité pendant l’épidémie de Covid-19.

Pendant les neuf premiers jours de novembre, on a compté dans l’ensemble du pays 2.120 décès en moyenne chaque jour, « soit 25 % de plus que l’année précédente » à la même période. Cependant, « les données les plus récentes (…) semblent annoncer une atténuation de cette hausse, voire l’apparition d’un palier », selon l’Insee.

18h09 : Les publics prioritaires pourront être vaccinés dans « les premiers mois de 2021 »

Une fois les premiers vaccins contre le Covid-19 disponibles en France, les publics prioritaires pourront être vaccinés « dans les premiers mois de 2021 », a estimé ce vendredi une responsable de la Haute Autorité de santé (HAS). « On table sur deux ou trois mois pour cette étape de vaccination des personnes qui sont visées prioritairement. Ce serait donc les premiers mois de 2021 », a déclaré Elisabeth Bouvet, présidente de la commission technique des vaccinations de la HAS, au cours d’un point presse en ligne.

« On n’aura pas immédiatement accès à des doses permettant de vacciner l’ensemble de la population, mais (…) je pense que nous ne nous trouverons pas dans une problématique de pénurie », a-t-elle ajouté, au vu des accords de pré-commande conclus par l’Union européenne avec plusieurs laboratoires.

17h41 : La Ville de Paris pourrait vacciner « 30 à 40 % » de la population « dès janvier »

La Mairie de Paris se tient prête et souhaite cibler « les plus de 65 ans et les plus fragiles », a annoncé ce vendredi l’adjointe à la Santé Anne Souyris.

Le scénario étudié par la Mairie de Paris est celui d’une « vaccination de 30 à 40 % de la population », celle qui est considérée comme prioritaire, dès « début janvier » voire même en décembre si un vaccin est disponible. « Les personnels soignants seront également prioritaires mais ne seraient pas pris en charge dans les centres dédiés », a ajouté l’élue écologiste.

Suivra « une deuxième phase de vaccination » pour le reste des plus de deux millions de Parisiens, qui « se ferait en médecine de ville », a ajouté Anne Souyris lors d’une visioconférence avec la maire (PS) de Paris, Anne Hidalgo, les maires d’arrondissement et le professeur Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique.

16h56 : Une information judiciaire après la mort d’un pensionnaire d’un Ehpad

Une information judiciaire a été ouverte contre X après le décès d’une pensionnaire atteinte du Covid-19 dans un Ehpad des Hauts-de-Seine appartenant au groupe Korian, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.

Cette information judiciaire est ouverte pour « homicide involontaire par manquement délibéré d’une obligation particulière de prudence » et pour « non-assistance à personne en danger », a indiqué à l’AFP l’avocat de la famille, Me Fabien Arakelian. Cette femme de 96 ans, décédée au printemps, résidait dans la maison de retraite Bel-Air à Clamart.

Le parquet de Nanterre, qui a confirmé l’ouverture d’une information judiciaire, avait ouvert une enquête préliminaire après une plainte déposée en mai par la petite-fille de la défunte. Cette dernière « s’est rendue compte via les échanges en Facetime qu’elle pouvait avoir avec sa grand-mère qu’il n’y avait pas le respect des gestes de protection », a-t-il expliqué.

16h27 : Le Black Friday reporté d’une semaine si les commerces rouvrent d’ici là (Bercy et commerçants)

16h01 : Emmanuel Macron prendra la parole mardi soir à 20 heures, annonce l’Elysée

Cette allocution télévisée interviendra une semaine avant l’échéance du 1er décembre, fixée par le chef de l’Etat lorsqu’il avait annoncé le reconfinement national le 28 octobre. Le président devrait préciser le nouveau protocole sanitaire qui sera mis en place pour les semaines à venir compte tenu de l’amélioration de la situation sanitaire.

15h53 : Campagne massive de tests ce week-end dans le Sud-Tyrol en Italie

Le Sud-Tyrol, une région autonome de l’extrême nord de l’Italie à la frontière avec l’Autriche, a entamé vendredi une campagne massive de dépistage du Covid_19 qui durera jusqu’à dimanche, dans le but de tester 70 % de sa population sur une base volontaire.

Selon les autorités de cette région essentiellement germanophone, appelée aussi Haut-Adige, les taux d’infection par le coronavirus ont « atteint de telles proportions » qu’il est devenu crucial de tester 350.000 personnes pour isoler les vecteurs de contamination. A 9 heures, plus de 24.000 habitants de la région avaient été testés, dont 596 se sont avérés positifs. Le Sud-Tyrol est actuellement classé en « zone rouge », soit à haut risque selon le système de classification à trois couleurs instauré par l’Italie (jaune-orange-rouge). 

14h35 : Les cotes de popularité d’Emmanuel Macron et de Jean Castex en baisse

Les cotes de popularité d’Emmanuel Macron et Jean Castex souffrent en novembre, en plein reconfinement, en particulier celle du Premier ministre dont 60 % des Français jugent l’action défavorablement, selon un sondage Ipsos pour Le Point publié vendredi.

Seuls 31 % des personnes interrogées jugent l’action du Premier ministre de manière favorable, soit quatre points de moins qu’en octobre, mais c’est surtout le taux d’avis défavorables qui bondit, de 11 points en un mois, à 60 % (49 % en octobre). Après une stabilité à la rentrée, Emmanuel Macron voit sa popularité reculer de trois points en novembre, à 37 % d’avis favorables, avec 58 % d’avis négatifs (+4 points).

14h20 : Jusqu’à six mois d’immunité après une infection, selon une étude

Les personnes atteintes par le nouveau coronavirus sont très peu susceptibles de contracter de nouveau la maladie les six mois suivant, relève une étude de l’université britannique d’Oxford et des hôpitaux universitaires d’Oxford présentée vendredi. 

« Cette étude toujours en cours impliquant une large cohorte de soignants a montré qu’une infection par le Covid-19 offre une protection contre une réinfection pour la plupart des gens pendant au moins six mois », a déclaré dans un communiqué l’un des auteurs, le professeur David Eyre du département Nuffield de santé de la population de l’Université d’Oxford.

14h15 : Jean-François Delfraissy voit « la sortie du tunnel » mais 2021 ne sera pas « comme les autres »

Jean-François Delfraissy, le président du Conseil scientifique qui guide les choix du gouvernement, voit « la sortie du tunnel » avec l’arrivée de vaccins contre le Covid-19, mais la situation épidémique ne sera « sans doute pas (…) normale au moment des fêtes de fin d’année ».

« Finalement, il ne sera peut-être pas aussi difficile qu’on le pensait de mettre au point un vaccin contre ce coronavirus ! (…) Même si le vaccin ne réglera pas tout, et que l’année 2021 ne sera pas une année comme les autres, je vois la sortie du tunnel », affirme-t-il vendredi dans un entretien au Monde.

14h05 : Plus de neuf millions de cas de coronavirus en Inde

Le nombre de cas de coronavirus en Inde est désormais supérieur à neuf millions, soit le deuxième total national le plus élevé au monde après celui des Etats-Unis, ont annoncé ce vendredi les autorités sanitaires indiennes.

Le coronavirus a infecté plus de 9.004.000 personnes en Inde, et fait 132.162 morts, selon les chiffres officiels indiens. De nombreux experts pensent cependant que le chiffre réel est beaucoup plus élevé, et ce en raison d'un nombre relativement faible de tests.

13h30 : Jean-François Delfraissy préfère « la communication » plutôt qu’un vaccin obligatoire

Concernant le déploiement d’un futur vaccin, « la France n’a pas le droit à l’erreur », avertit le Pr Delfraissy, soulignant l'« enjeu logistique majeur » qui est devant nous et appelant à « la plus grande clarté » et à « un gros travail de communication » pour convaincre la population, « préférable » selon lui à une vaccination obligatoire.

13h19 : Delfraissy voit « la sortie du tunnel » mais 2021 ne sera pas « comme les autres »

« Finalement, il ne sera peut-être pas aussi difficile qu’on le pensait de mettre au point un vaccin contre ce coronavirus ! (…) Même si le vaccin ne réglera pas tout, et que l’année 2021 ne sera pas une année comme les autres, je vois la sortie du tunnel », affirme Jean-François Delfraissy, président du conseil scientifiqué chargé de conseiller le gouvernement, ce vendredi dans un entretien au Monde.

« On a encore une circulation du virus importante », relève toutefois l’immunologue. Selon lui, le niveau des 5.000 contaminations comptabilisées par jour, fixé par Emmanuel Macron quand il a décrété le reconfinement, sera atteint « plutôt après Noël, voire début janvier ». Résultat, « on ne pourra sans doute pas atteindre une situation « normale » au moment des fêtes de fin d’année », prévient-il.

13h16 : A cause du Covid-19, Venise reporte sa taxe d’entrée pour les touristes

La commune de Venise a décidé de reporter à 2022 la mise en œuvre de sa taxe d’entrée pour les touristes, qui devait entrer en vigueur au cours de l’été, un report destiné à tenter de relancer une activité complètement à l’arrêt.

12h52 : Pfizer et BioNTech confirment qu’elles déposeront vendredi une demande d’autorisation pour leur vaccin contre le Covid-19 aux Etats-Unis

«La demande aux Etats-Unis représente une étape cruciale dans notre quête d'un vaccin contre le Covid-19 pour le monde, et nous avons désormais une image plus complète de l'efficacité et de la sécurité de notre vaccin, qui nous donnent confiance sur son potentiel», a déclaré le PDG de Pfizer, Albert Bourla. Le vaccin est également évalué en continu depuis des semaines par l'Union européenne, l'Australie, le Canada, le Japon et le Royaume-Uni.

Les entreprises seront prêtes à distribuer le vaccin dans les heures suivant l'autorisation. L'annonce était attendue depuis plusieurs jours, après la publication des résultats de l'essai clinique mené depuis juillet sur 44.000 volontaires dans de multiples pays, et selon lesquels le vaccin serait efficace à 95% pour prévenir le Covid-19 sans effets secondaires graves. 

12h50 : Le G20 sollicité pour trouver 4,5 milliards de dollars pour l’OMS

Les pays du G20 doivent aider à combler un manque de 4,5 milliards de dollars dans le fonds de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour notamment distribuer des vaccins contre le coronavirus, exhortent des dirigeants dans une lettre.

« Un engagement des leaders du G20 pour financer de façon conséquente le manque actuel de 4,5 milliards de dollars du (dispositif) ACT-Accelerator sauvera instantanément des vies », peut-on lire dans ce courrier daté du 16 novembre, signée par la Première ministre norvégienne Erna Solberg, par le président sud-africain Cyril Ramaphosa, par le directeur de l’OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus et par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

L’ACT-Accelerator est un dispositif de coopération internationale mis en place sous l’égide de l’OMS pour s’assurer que les pays développés ne monopoliseront pas les traitements, les tests et les vaccins contre le coronavirus.

12h45 : L’Irlande du Nord et une partie de l’Ecosse durcissent les restrictions anti-Covid

Plus de 2 millions d’Ecossais s’apprêtent à vivre dès vendredi soir sous le plus haut niveau de restrictions contre le nouveau coronavirus, alors que l’Irlande du Nord a décidé de son côté d’introduire un nouveau confinement de deux semaines.

En Ecosse, à partir de 18 heures (locales et GMT) dans 11 zones dont la ville de Glasgow, les pubs et restaurants garderont portes closes jusqu’au 11 décembre, comme les commerces non essentiels et les coiffeurs. Les écoles resteront en revanche ouvertes.

En Irlande du Nord, le gouvernement local a décidé jeudi soir d’imposer deux semaines de confinement supplémentaires du 27 novembre au 11 décembre. Cette annonce intervient au moment d’un relâchement partiel après cinq semaines de restrictions décrétées mi-octobre, certains commerces comme les cafés, les coiffeurs et les salons de beauté étant autorisés à rouvrir vendredi.

12h41 : « Nous sommes sur la bonne voie » pour rouvrir les petits commerces « autour du 1er décembre », estime Jean Castex

Jean Castex a estimé vendredi que « nous sommes sur la bonne voie » sur le plan de l’amélioration des indicateurs sanitaires pour envisager une réouverture des petits commerces « autour du 1er décembre ».

Le Premier ministre, en déplacement à Crozon (Finistère) a rappelé les deux conditions pour cette réouverture : amélioration des indicateurs sanitaires, et « nous sommes en bonne voie », et des protocoles adaptées. « Si on continue nos efforts, effectivement, ça permettra de vous rouvrir (…) nous l’espérons, autour du 1er décembre, c’est-à-dire le plus vite possible », a-t-il précisé lors d’une discussion avec une commerçante.

12h29 : L’Espagne aura vacciné une partie « très substantielle » de sa population d’ici à mi-2021, annonce le Premier ministre

Une partie « très substantielle » de la population espagnole aura été vaccinée contre le Covid-19 d’ici à mi-2021, a annoncé vendredi le chef du gouvernement Pedro Sanchez.

« Nos prévisions sont que, dans tous les scénarios raisonnables, une partie très substantielle de la population espagnole pourra être vaccinée, avec toutes les garanties, au cours du premier semestre » de l’année prochaine, a-t-il déclaré. Il a ajouté que le plan de vaccination serait présenté mardi en Conseil des ministres et que l’Espagne serait « le premier pays de l’UE, avec l’Allemagne, à avoir un plan complet de vaccination ».

11h50 : Vers un isolement obligatoire des malades ? « Une piste sur la table » à débattre selon Attal

L’isolement obligatoire des malades du Covid-19 est « une piste » qui doit faire l’objet d’un « débat démocratique », a indiqué vendredi le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, le Premier ministre Jean Castex mettant toutefois en garde contre un « problème redoutable ».

« C’est une piste qui existe, qui est sur la table par principe puisque c’est un modèle qu’un certain nombre de pays – et pas uniquement en Asie mais y compris chez nos voisins – ont retenu ; ensuite parce qu’il y a aujourd’hui des parlementaires qui font cette proposition », a expliqué sur franceinfo le secrétaire d’Etat.

11h40 : Une information judiciaire ouverte après un décès dans un Ehpad à Clamart

Une information judiciaire a été ouverte contre X après le décès d’une pensionnaire atteinte du Covid-19 dans un Ehpad des Hauts-de-Seine appartenant au groupe Korian, a appris vendredi auprès du parquet de Nanterre. L’information judiciaire ouverte en novembre 2020 concerne la maison de retraite Bel-Air à Clamart.

Deux plaignantes ont dit avoir constaté « une détérioration des conditions de prise en charge des soins » au sein de l’établissement à compter de janvier 2020. Selon leurs plaintes déposées en avril 2020, les familles ont alerté à de nombreuses reprises sur « l’absence d’utilisation de matériels de protection, tels que des gants et des masques, et le défaut de respect des gestes barrières ». Au total, huit résidents de cet Ehpad, propriété du groupe Korian, sont décédés du coronavirus, selon les plaintes déposées par les familles.

10h50 : A Brest, Castex loue « la grande force de l’hôpital en France »

Jean Castex a loué vendredi « la grande force de l’hôpital en France » qui déploie des « trésors d’imagination pour s’organiser » face à l’épidémie du Covid-19 lors d’une visite au CHRU de Brest. Après s’être rendu dans des hôpitaux à Strasbourg, Saint-Etienne ou encore Lille ces dernières semaines, le Premier ministre est arrivé dans celui de Brest peu avant 9 heures, accompagné du président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand.

Il a rencontré le personnel du service des maladies infectieuses, puis celui des réanimations, où le chef de service lui a notamment présenté un ventilateur inventé lors de cette crise sanitaire. Le Premier ministre les a assuré de « son soutien complet, de sa reconnaissance, de son admiration personnelle » et a salué les « trésors d’imagination pour s’organiser ». « C’est la grande force de l’hôpital en France », a-t-il insisté.

10h30 : Un maire sur deux estime avoir été « mal associé » à la gestion de la crise sanitaire, selon une étude

Un maire sur deux estime avoir été « mal associé » à la mise en œuvre de l’état d’urgence sanitaire au printemps et déplore le manque de « directives claires », indique une étude du Cevipof et de l’Association des maires de France (AMF), diffusée ce vendredi.

Selon ce sondage mené auprès de 4.714 maires, 48 % d’entre eux affirment avoir été « mal associés » à la gestion de l’épidémie de coronavirus, contre 39 % qui pensent le contraire, les 12 % restants n’étant pas en fonctions lors du premier confinement.

9h55 : Des opérations pilotes de tests antigéniques dans les lycées d’Ile-de-France

Dans le cadre du déploiement des tests antigéniques, des opérations pilotes de dépistage vont avoir lieu dans des lycées franciliens, à destination des personnels et des élèves volontaires, a annoncé le ministère de l’Education nationale dans un communiqué de presse, ce vendredi.

« Ces opérations pilotes débuteront le lundi 23 novembre et se dérouleront sur plusieurs semaines dans une trentaine de lycées répartis sur l’ensemble de la région Ile-de-France », selon le ministère.

9h33 : Le pic de la seconde vague a sans doute été franchi en France, estime Santé publique France

Le pic de la seconde vague de l’épidémie de Covid-19 en France a vraisemblablement été franchi, a indiqué vendredi l’agence sanitaire Santé publique France, qui appelle toutefois à maintenir les « mesures de prévention ». « Même si les indicateurs restent à des niveaux élevés, leur observation suggère que le pic épidémique de la seconde vague a été franchi », a expliqué l’agence sanitaire dans un communiqué accompagnant la publication de son point épidémiologique hebdomadaire.

9h30 : Vingt établissements scolaires et 222 classes fermées

Sur tout le territoire, 20 structures scolaires sur 61.500, soit 0,03 %, ont été fermées en raison de l’épidémie (13 écoles sur 50.100, 4 collèges sur 7.200, 3 lycées sur 4.200), a annoncé l’Education nationale dans un communiqué de presse. Dans les établissements ouverts, 222 classes sur 528.400 ont été fermées, soit 0,04 %, a ajouté le ministère.

9h20 : 13.870 élèves et 2.011 membres du personnel contaminés, selon l’Education nationale

Selon les derniers chiffres de l’Education nationale, jeudi soir, 13.870 élèves et 2.011 membres du personnel ont été contaminés par le coronavirus. Dans le détail, 13.870 élèves sur 12.400 000 sont positifs, soit 0,11 %, avec 1.831 cas supplémentaires en 24 heures. Concernant le personnel de l’Education nationale, 2.011 personnes, sur 1.162.850, ont été testées positives, soit 0,17 %, avec 259 cas supplémentaires en 24 heures.

9h : La pandémie de Covid-19 met à mal la prévention des cancers

Cancer du sein, du côlon, du col de l’utérus… Les spécialistes de la prévention s’inquiètent des effets du reconfinement sur le dépistage de ces maladies, alors que le retard lié au confinement du printemps n’a toujours pas été rattrapé. Les rendez-vous médicaux ne sont pourtant pas concernés par les restrictions de déplacement entrées en vigueur le 29 octobre. Mais ces professionnels constatent beaucoup de « défections » et de nombreux appels de patients inquiets.

« Malgré le confinement, il est indispensable que les femmes continuent à se faire suivre et à se faire dépister », souligne la SFCPCV, regroupement de soignants qui œuvre pour la prévention du cancer du col de l’utérus. « Ce qu’on craint, c’est que le bilan de la pandémie soit bien plus lourd que celui des victimes directes du Covid », a déclaré son vice-président, Xavier Carcopino.

8h40 : Les « super-contaminations », carburant d’un incendie mondial

Lieux de culte, fêtes de famille ou congrès professionnels : quelques événements aboutissent à eux seuls à de très nombreux cas de Covid-19, et comprendre ce phénomène de « super-contamination » peut aider à mieux combattre la pandémie. De plus en plus d’experts pensent que la progression de cette nouvelle maladie est largement alimentée par de brusques flambées parties de quelques personnes infectées seulement.

Quand cela arrive, le virus se transmet « à 10, 20, 50 personnes voire plus », alors que dans la majorité des cas, la chaîne de contamination a au contraire tendance à s’interrompre rapidement, explique Benjamin Althouse, chercheur à l’Institut de modélisation des maladies à l’Université de Washington.

Il se pourrait même que 90 % des cas de Covid-19 viennent de seulement 10 % des personnes infectées, estime-t-il. « C’est comme jeter des allumettes sur du petit bois : à la première puis à la deuxième, il ne se passe rien, mais soudain, à la troisième, le feu part et tout s’embrase », poursuit cet expert.

8h30 : Le Pr Raoult porte plainte contre le vice-président de l’Ordre des médecins

Le professeur Didier Raoult a porté plainte auprès de l’Ordre des médecins des Bouches-du-Rhône contre le vice-président de cette instance chargé de la déontologie, pour « non-confraternité », a annoncé son avocat Me Brice Grazzini.

Le directeur de l’Institut hospitalo-universitaire Méditerranée Infection (IHU) basé à Marseille reproche au Dr Guillaume Gorincour, une cinquantaine de tweets le dénigrant. « Cela est d’autant plus grave que le Dr Gorincour est vice-président du conseil de l'Ordre chargé de la communication et de la déontologie. Le règlement de l’instance prévoit que ses membres, chargés d’une mission de service public, respectent un devoir de réserve », a souligné Me Grazzini.

8h20 : Le Mexique dépasse la barre des 100.000 morts

Au moins 100.000 personnes ont succombé au Covid-19 au Mexique, où les cas de contamination ont dépassé le million, ont annoncé jeudi les autorités du pays. « Aujourd’hui au Mexique, 100.000 personnes ont perdu la vie à cause du Covid-19 », a dit Hugo Lopez-Gatell, responsable au sein du gouvernement de la stratégie de lutte contre l’épidémie.

Le pays de 129 millions d’habitants compte désormais 100.104 décès pour 1.019.543 cas confirmés depuis que la pandémie a touché le Mexique fin février, a déclaré José Luis Alomia, directeur général de l’épidémiologie du ministère de la Santé. « Les causes de décès au Mexique ont été dominées par les maladies chroniques », a déclaré Hugo Lopez-Gatell.

8h15 : Deux vaccins chinois déjà inoculés à un million de personnes

Près d’un million de personnes ont déjà bénéficié d’inoculations « d’urgence » de deux vaccins expérimentaux anti-Covid de la firme chinoise Sinopharm, a indiqué la compagnie pharmaceutique, sans toutefois fournir de données cliniques montrant leur efficacité.

La Chine autorise depuis cet été les inoculations de vaccins non encore homologués, pour les besoins jugés urgents - comme les employés et étudiants se rendant à l’étranger, ou encore les travailleurs particulièrement exposés, comme les soignants.

Dans ce cadre, « nos vaccins ont été inoculés à près d’un million de personnes et nous n’avons pas eu de retours faisant état de réactions indésirables graves », a indiqué Liu Jingzhen, le président de Sinopharm, sur le site Internet du groupe. Selon la compagnie, aucune des personnes inoculées avec ses vaccins n’a attrapé le Covid-19, malgré le fait qu’elles se soient rendues « dans plus de 150 pays ».

8h10 : L’OMS recommande de ne pas traiter les malades avec le remdesivir

L’OMS recommande de ne pas administrer de remdesivir aux malades du Covid-19 hospitalisés, car ce médicament antiviral n’évite ni des morts ni des formes graves de la maladie, a-t-elle annoncé vendredi.

« Le médicament antiviral remdesivir n’est pas conseillé pour les patients admis à l’hôpital pour le Covid-19, quel que soit le degré de gravité de leur maladie, car il n’y a actuellement pas de preuve qu’il améliore la survie ni qu’il permette d’éviter d’être placé sous ventilation artificielle », selon un communiqué de l’OMS (Organisation mondiale de la santé). Ces experts soulignent « la possibilité d’importants effets secondaires » de ce médicament, de même que « son coût relativement important et ses implications logistiques », puisqu'« il doit être administré par intraveineuse ».

Bonjour et bienvenue

En cette veille de week-end, nous allons suivre ensemble toute l’actualité liée à l’épidémie de coronavirus. Bonne lecture !