Coronavirus : « Nous n’avons pas encore vaincu le virus », martèle Olivier Véran, en déplacement à Lyon

EPIDEMIE Le ministre de la Santé Olivier Véran s’est rendu à l’aéroport de Lyon-Bron ce lundi matin où il a assisté à des départs de malades par avions sanitaires

E.F. avec AFP

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Le ministre de la Santé Olivier Véran s'est rendu ce 16 novembre à l'aéroport de Lyon-Bron pour assister à des transports sanitaires de malades du Covid-19.
Le ministre de la Santé Olivier Véran s'est rendu ce 16 novembre à l'aéroport de Lyon-Bron pour assister à des transports sanitaires de malades du Covid-19. — P. Desmazes/AFP
  • Le ministre de la Santé Olivier Véran était à l’aéroport de Lyon-Bron ce lundi matin pour assister à des transferts de patients par avions sanitaires, direction La Rochelle.
  • Alors que des signes d’amélioration sont observés au niveau national, il a insisté sur la nécessité de ne pas relâcher les efforts face au virus.
  • Un virus qui continue d’asphyxier les services hospitaliers en Auvergne Rhône-Alpes, région la plus touchée par l’épidémie.

Des signes d’amélioration et un pic épidémique atteint qui ne doivent toutefois pas donner lieu à un relâchement. Voilà en substance le message qu’a fait passer à Lyon ce lundi matin le ministre de la Santé Olivier Véran,​ venu assister à des départs de malades du coronavirus par avions sanitaires. « S’il y a des signes d’amélioration en termes d’épidémie, nous n’avons pas encore vaincu le virus », a prévenu le ministre, exhortant ses concitoyens à « ne pas relâcher [leurs] efforts ».

« Nous sommes en train de reprendre progressivement le contrôle mais pour autant il y a encore beaucoup de nouveaux malades », a déclaré le ministre devant la presse à l’aéroport de Lyon-Bron, où il a assisté à l’évacuation de deux patients d’un hôpital lyonnais vers un établissement de La Rochelle.

Des signes d’amélioration

« La pression sanitaire est tellement élevée dans certaines régions, comme en Auvergne-Rhône-Alpes, mais pas seulement, qu’il est nécessaire de transférer des malades d’un bout à l’autre du pays par avion alors que c’est une mécanique extrêmement complexe qui met en tension l’ensemble des équipes », a constaté Olivier Véran, après s’être entretenu avec les équipes du Samu et de l’hôpital lyonnais Edouard Herriot.

Malgré de premiers signes d’amélioration au niveau national et un pic qui semble avoir été dépassé, les établissements hospitaliers de la région, la plus touchée par l’épidémie, sont encore en difficulté, a rappelé le ministre. En Auvergne-Rhône-Alpes, 1.136 lits de réanimation sont ouverts pour une capacité initiale de 559 lits. Sur les 142 évacuations effectuées depuis octobre en France, 102 ont été réalisées à partir de la région.

Ainsi le ministre a écarté tout « appel à relâcher notre vigilance collective ». « Au contraire, a-t-il exhorté, c’est un appel qui consiste à dire : "votre action commence à payer, elle est déterminante mais ces mesures sont nécessaires sur la durée" (…). Il faut poursuivre nos efforts ».

« Il y a désormais moins de nouveaux malades par jour, le taux de positivité des tests s’est réduit, les indicateurs d’incidence vont vers le mieux. Cette décroissance, nous l’observons en France et dans un certain nombre de pays qui nous entourent et qui ont eux aussi mis des mesures de confinement en place », a détaillé Olivier Véran.

« Une reprise de contrôle », selon le ministre

Mais avant de penser à lever ce nouveau confinement, il faudra « faire baisser la pression sanitaire » sur la durée et « s’assurer que les équipes de l’Assurance maladie et des ARS (agence régionale de santé) soient à nouveau en mesure de faire du "contact tracing " efficace et de casser toutes les chaînes de contamination là où elles apparaissent (…) Nous sommes en train d’évaluer quel est le juste niveau pour permettre de faire face », a-t-il expliqué.

« J’avais parlé de frémissement il y a quelques jours. Là, j’ai parlé du fait que nous sommes dans une phase de reprise de contrôle mais tant que l’épidémie est à ce niveau-là, elle peut repartir. Donc il ne faut pas s’arrêter », a conclu le ministre.