Coronavirus en Loire-Atlantique : Les contaminations baissent, l’ARS appelle à ne « pas relâcher les efforts »

EPIDEMIE Le taux d’incidence et le taux de positivité sont en diminution depuis la semaine dernière. Mais les hospitalisations continuent d’augmenter

Frédéric Brenon
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Un graffiti "Corona-Cola" dans les rues de Nantes.
Un graffiti "Corona-Cola" dans les rues de Nantes. — S.Salom-Gomis/AFP

La tendance se confirme. Les contaminations au coronavirus diminuent légèrement depuis près d’une semaine en Loire-Atlantique. Le taux d’incidence départemental s’affiche en effet en baisse (314 cas pour 100.000 habitants jeudi contre 334 mardi et 352 vendredi), de même que le taux de positivité des personnes testées (14,9 % jeudi contre 15,6 % mardi et 16,6 % vendredi), annonce l’agence régionale de santé (ARS) des Pays-de-la-Loire. L’évolution est la même sur le territoire de Nantes métropole, où le virus circulait un peu plus activement que dans le reste du département.

« On voit là peut-être les premiers effets des mesures mises en place », commente Jean-Jacques Coiplet, directeur régional de l’ARS. « Pour autant, il ne faut pas relâcher les efforts, insiste-il. Ces efforts, nous l’espérons, vont payer, mais ce n’est pas le moment de se relâcher. » « On arrive au point de bascule, confirme Pierre Blaise, directeur scientifique à l’ARS. Maintenant, va-t-on observer un simple ralentissement de l’épidémie ? Ou une baisse significative ? Il est difficile de prédire avec précision ce qu’il va se passer. »

Un « décalage dans le temps » avec les hospitalisations

Malheureusement, les hospitalisations suivent, pour le moment, une tendance inverse, c’est-à-dire qu’elles continuent d’augmenter. Même constat pour les places en réanimation, de plus en plus occupées​. « Il y a un décalage dans le temps. Ce qui se passe aujourd’hui dans les hôpitaux c’est le résultat des taux d’incidence d’il y a 15 jours. Les effets des taux d’incidence actuels ne se manifesteront donc dans l’offre de soins que dans 15 jours », explique Jean-Jacques Coiplet.

Dans ce contexte, le préfet de Loire-Atlantique, Didier Martin, appelle, lui aussi, à « respecter le confinement ». Il annonce un renforcement des contrôles. « Moins de 10 % des contrôles donnent lieu à une verbalisation. Ce qui prouve bien que, dans l’ensemble, les règles sont bien acceptées par les citoyens. » Pas de réouverture de commerces non essentiels envisagée à ce stade. Cinq restaurants routiers de Loire-Atlantique vont toutefois bénéficier d’une dérogation pour rouvrir.