Coronavirus à Lyon : Les hospitalisations et admissions en réa plus élevées qu’au plus fort de la première vague

EPIDEMIE La région Auvergne Rhône-Alpes est la plus touchée par la deuxième vague de coronavirus. A Lyon, la tension hospitalière reste forte même si la réanimation a été déchargée par les transferts de patients

Elisa Frisullo

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Illustration aux urgences à Lyon.
Illustration aux urgences à Lyon. — Elisa Frisullo / 20 Minutes
  • Au CHU de Lyon, le nombre d’hospitalisations et d’admissions en réanimation a dépassé les chiffres observés au pic de la première vague.
  • Les services de réanimation sont toujours débordés en raison de l’épidémie même si les transferts de patients vers d’autres régions et départements ont permis de diminuer un peu la pression.
  • Le taux d’incidence de la maladie semble toutefois baisser pour la deuxième semaine dans le département.

Les récents transferts de patients réalisés par avions médicalisés vers d’autres départements ou d’autres grandes régions ont déchargé les services de réanimation à Lyon. Mais la pression hospitalière reste très forte aux Hospices civils de Lyon, où les principaux indicateurs de suivi du Covid-19 ont encore augmenté au cours de la dernière semaine.

Selon le dernier bilan présenté ce mardi par le CHU de Lyon, « 783 patients atteints du coronavirus sont aujourd’hui hospitalisés dans l’un des établissements des HCL (tous services confondus), dont 152 en réanimation. » Des données plus hautes que lors du pic de la première vague, observé le 6 avril dans la métropole.

Les appels au Samu et passages aux urgences en baisse

En réanimation, où les capacités atteignent désormais les 272 lits (contre 139 en temps normal), le taux global d’occupation est de 87 %, avec une forte présence de malades du Covid (63 % des gens admis). Toujours élevée, l’occupation de la réa a un peu diminué ces derniers jours grâce au transfert de 46 patients vers d’autres départements d’Auvergne Rhône-Alpes et d’autres régions françaises un peu moins durement touchés par l’épidémie, rappellent les Hospices civils de Lyon.

Points positifs pour les hôpitaux, le nombre d’appels au Samu et passages aux urgences liés au coronavirus a diminué au cours de la dernière semaine et représente un moins du quart de l’activité globale de ces services. De la même manière, le taux d’incidence de la maladie est en baisse depuis quinze jours sur le territoire, selon les données de Santé publique France, du fait probablement de la moindre circulation de la population liée au couvre-feu instauré le 17 octobre.

Des prémices, sans doute, de l’effet plateau observé actuellement sur les contaminations et les hospitalisations dans certaines régions de France, mais pas encore en Auvergne Rhône-Alpes. Lors de la mise en place du confinement le 30 octobre, le pic épidémique était attendu autour du 15 novembre.