Coronavirus en Paca : Toutes les opérations non urgentes sont déprogrammées

EPIDEMIE Toutes les opérations non urgentes dans les hôpitaux de Paca sont déprogrammées pour libérer des lits de réanimation et aider les soignants à faire face à l’épidémie de coronavirus

20 Minutes avec AFP
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Un soignant à Marseille lors de l'épidémie de coronavirus
Un soignant à Marseille lors de l'épidémie de coronavirus — Daniel Cole/AP/SIPA

La situation dans les hôpitaux de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur devient critique. Ce vendredi, l’Agence régionale de santé (ARS) a annoncé la déprogrammation de toutes les activités médico-chirurgicales non urgentes dans les hôpitaux de la région, pour faire face à l’épidémie de coronavirus​.

L’objectif, rappelle l’ARS dans un communiqué, est d’augmenter la capacité des lits en réanimation à 850 lits (contre 760 actuellement) dans la région, ainsi que celle des lits de médecine. Le personnel soignant sera aussi redéployé pour « renforcer les unités de soins critiques, y compris entre structures publiques et privées », dans le cadre de l’activation de ce « cinquième palier » du plan de gestion de crise.

Déprogrammation à Marseille depuis jeudi

Les opérations qui ne peuvent pas être repoussées en cancérologie, chirurgie cardiaque, neurochirurgie, les interruptions volontaires de grossesse (IVG), greffes et prélèvements, seront maintenues.

A Marseille, les hôpitaux publics déprogrammaient déjà jeudi les deux tiers des opérations. Sur les 90 salles de blocs de ces hôpitaux, 30 seulement restent ouvertes, a détaillé à une porte-parole de l’AP-HM (Assistance Publique – Hôpitaux de Marseille). Il n’y a pas de service plus touché que les autres : « Les médecins font la balance bénéfice/risque » en fonction du patient et de chaque dossier médical, a ajouté cette même source.