Coronavirus : L’UE fait marche arrière sur le financement des transferts de patients entre pays

BUDGET L'union euroépenne est revenue sur son annonce de la veille 

20 Minutes avec AFP

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L'UE a fait marche arrière vendredi sur le financement des transferts de patients hospitalisés d'un pays à l'autre.
L'UE a fait marche arrière vendredi sur le financement des transferts de patients hospitalisés d'un pays à l'autre. — Sebastien SALOM-GOMIS/SIPA

20 millions d’euros au lieu de 220 millions. L’Union européenne a fait marche arrière vendredi sur le financement des  transferts de patients hospitalisés d’un pays à l’autre. La veille, la présidente de l’exécutif européen, Ursula von der Leyen, avait annoncé que la Commission européenne mettrait « 220 millions d’euros à disposition pour financer des transferts transfrontaliers de patients (hospitalisés) là où ce sera nécessaire ».

Interrogés vendredi par la presse, des porte-paroles de la Commission ont reconnu vendredi que cette somme n’était en réalité pas nouvelle : elle correspond au « paquet mobilité » dévoilé par l’UE en juin… Mais destiné à financer trois missions différentes. Résultat, seulement 20 millions de ce montant sont en réalité dédiés aux transferts de patients.

Deux autres missions à 100 millions

Selon la répartition initiale, quelque 100 millions d’euros étaient prévus pour couvrir le coût d’importation d’équipements médicaux ; 100 autres millions devaient financer le transfert de personnel soignant et les coûts opérationnels de capacités médicales mobiles ; et seulement 20 millions d’euros étaient prévus pour les transferts de patients entre Etats membres de l’UE.

« L’UE a mis à disposition 220 millions d’euros pour ces trois objectifs (…) Pour autant, il n’y a pas de divisions, pas de limitation (…) Autant que je comprenne, on peut donc aller au-delà de cette somme de 20 millions pour les transferts de patients », a expliqué un porte-parole lors d’un point de presse vendredi. Alors que la deuxième vague menace de saturer les capacités hospitalières, « la question du transfert transfrontalier de patients revient sur la table. (…) Il était important de repréciser qu’il y a de l’argent pour les financer », a justifié un autre porte-parole.