Coronavirus : Tous les Ehpad équipés en tests antigéniques dès la semaine prochaine

EPIDEMIE Ces tests permettent d’obtenir un résultat rapidement, en quinze à trente minutes, contre plusieurs jours pour les tests PCR

20 Minutes avec AFP

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Un Ehpad de Saint-Maur-des-Fossés, en juin 2020.
Un Ehpad de Saint-Maur-des-Fossés, en juin 2020. — Anne-Christine POUJOULAT / AFP

Tous les Ehpad du territoire vont recevoir « d’ici la semaine prochaine » des tests antigéniques qui réduisent les délais de dépistage du coronavirus, a promis ce mardi la ministre déléguée chargée de l’Autonomie, Brigitte Bourguignon.

« D’ici la fin de semaine ou le début de la semaine prochaine, tous les Ehpad seront équipés en tests antigéniques », a déclaré Brigitte Bourguignon en marge d’un déplacement dans une maison de retraite médicalisée à Bobigny, près de Paris. Selon elle, « il le fallait » pour « pouvoir dépister rapidement » et ainsi « éviter des clusters qui deviennent plus dangereux, la deuxième vague (du Covid-19) étant très forte ». Les tests antigéniques permettent d’obtenir un résultat en 15 à 30 minutes contre plusieurs jours pour les tests PCR.

Des mesures plus restrictives en Ehpad ?

Autorisés début octobre par la Haute Autorité de santé, ils ont déjà été utilisés à titre expérimental ces dernières semaines pour une campagne de dépistage auprès du personnel de 80 Ehpad d’Ile-de-France ou dans la région Grand-Est.

« Il faut isoler dès lors qu’il y a un cas et ne pas attendre, car ça peut prendre très vite dans ces lieux de vie partagés, au détriment des résidents et des soignants », a ajouté la ministre. Actuellement, 550 foyers de transmission («clusters ») sont en cours d’investigation dans les Ehpad, un chiffre en forte augmentation, a-t-elle dit.

L’exécutif se réunit lors de conseils de défense sanitaires mardi et mercredi pour faire le point sur l’épidémie de Covid-19 et préparer un nouveau tour de vis des mesures de lutte, qui pourrait aller jusqu’à un reconfinement​. « Il y aura des décisions concernant les Ehpad », a confirmé Brigitte Bourguignon, sans préciser les scénarios sur la table. Elle a toutefois plaidé pour « isoler et protéger en ne fermant pas totalement les droits de visite » aux résidents. « Il faut des réponses graduées, proportionnées, pour maintenir le droit des personnes à garder le lien social avec leur famille, leurs aidants parfois », a-t-elle déclaré.