Coronavirus : Le ministère de la Santé élargit l’autorisation des tests antigéniques

DIAGNOSTIC Un arrêté autorise sous condition leur remboursement par la Sécurité sociale pour des personnes présentant des symptômes

20 Minutes avec AFP
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Comme les tests RT-PCR, les tests antigéniques sont réalisés avec un écouvillon dans le nez.
Comme les tests RT-PCR, les tests antigéniques sont réalisés avec un écouvillon dans le nez. — OSCAR DEL POZO / AFP

Le ministère de la Santé a ouvert la voie ce lundi à un déploiement plus large des tests antigéniques, plus rapides que les tests virologiques RT-PCR. C’était une promesse d'Emmanuel Macron lors de son interview télévisée mercredi soir : le chef de l’Etat avait promis une nouvelle « stratégie » pour « réduire drastiquement les délais ».

Jusqu’ici, les tests antigéniques n’étaient autorisés que dans le cadre d’opérations collectives de dépistage, les personnes avec des symptômes en étaient exclues, et leur résultat devait être confirmé par un test RT-PCR. Selon un arrêté publié samedi au Journal officiel, ils peuvent désormais être réalisés dans une « situation de dépistage individuel » par les médecins, pharmaciens ou infirmiers.

Des conditions à remplir

Ils peuvent être pratiqués sur des « personnes asymptomatiques, hors personnes contact ou personnes détectées au sein d’un cluster » ou sur des « personnes symptomatiques », mais seulement si un test RT-PCR ne peut être obtenu avant 48 heures et si le test antigénique se déroule moins de quatre jours après les premiers symptômes. De plus, en cas de symptômes, il faut être âgé de moins de 65 ans et ne pas présenter de risque de développer une forme grave de Covid-19.

La Haute Autorité de santé (HAS) avait souligné qu’en cas de test antigénique positif, il était très probable que le patient soit effectivement porteur du nouveau coronavirus, mais qu’en cas de test négatif, il y avait une petite probabilité de passer à côté d’une infection, ce qui porte davantage à conséquence pour les patients à risque de développer une forme grave de la maladie.

En outre, « des opérations de dépistage à large échelle au sein de populations ciblées peuvent être autorisées » par le préfet, selon l’arrêté. Dans un autre arrêté, le ministère donne son feu vert au remboursement de l’acte pour les tests autorisés, dont la liste est publiée sur son site.