Coronavirus : Hausse de salaires avancée et prime pour congés non pris pour les soignants

EPIDEMIE Une deuxième revalorisation était initialement programmée au 1er mars

20 Minutes avec AFP

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Le service de réanimation de l''hôpital Pellegrin à Bordeaux.
Le service de réanimation de l''hôpital Pellegrin à Bordeaux. — UGO AMEZ/SIPA

L’augmentation générale des salaires pour les personnels hospitaliers (hors médecins) prévue en mars sera finalement versée « avant la fin de l’année » et les soignants renonçant à leurs congés de la Toussaint recevront une « indemnité » de 110 à 200 euros brut par jour, a annoncé ce jeudi le Premier ministre, Jean Castex lors d'une conférence de presse.

A moins de deux jours des vacances scolaires et del'entrée en vigueur du couvre-feu en Ile-de-France et dans huit autres métropoles, le gouvernement lâche du lest pour remotiver les personnels hospitaliers.

Calendrier accéléré

Le calendrier du « Ségur de la santé » va ainsi être accéléré : après une première augmentation générale (hors médecins) de 90 euros net au 1er septembre, la seconde hausse de 93 euros net prévue au 1er mars 2021 sera finalement versée « avant la fin de l’année », a indiqué Jean Castex.

Une décision prise « au regard de la situation », alors que près d’un tiers des lits de réanimation du pays sont occupés par des malades du Covid-19 et qu’une nouvelle journée de grève et de manifestation était organisée ce jeudi par la CGT-Santé et ses alliés.

« Indemnité compensatrice de congés annuels non pris »

Pour battre le rappel des troupes dans des hôpitaux submergés, le chef du gouvernement a également promis « une indemnité compensatrice de congés annuels non pris, allant de 100 à 200 euros brut par jour » pour les soignants qui renonceront à leurs vacances.

Cette prime vise à « reconnaître par avance l’engagement des agents qui seront mobilisés par nécessité de service dans les jours et semaines à venir », à commencer par les vacances de la Toussaint.