Coronavirus : Le virus « peut survivre 28 jours sur des surfaces » assure une étude

RECHERCHE Pour autant cela ne signifie pas qu'il est obligatoirement contaminant

20 Minutes avec AFP
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Les surfaces lisses comme celles des téléphones sont celles où le coronavirus est le plus susceptibles de   vivre longtemps
Les surfaces lisses comme celles des téléphones sont celles où le coronavirus est le plus susceptibles de vivre longtemps — GILE Michel/SIPA

Une étude moins optimiste que les précédentes. Les chercheurs de l’agence scientifique nationale australienne (CSIRO) ont découvert que le virus du Covid-19 pouvait survivre jusqu’à 28 jours sur certaines surfaces et dans des conditions bien précises.

Ils ont ainsi découvert qu’à 20 degrés, le SARS-CoV-2 est « extrêmement résistant » sur des surfaces lisses, comme des écrans de téléphone. Il peut survivre 28 jours sur du verre, de l’acier et des billets en polymère. A 30 degrés, ce taux de survie tombe à 7 jours et à 40 degrés, il n’est plus que de 24 heures.

14 jours sur des surfaces poreuses

Sur des surfaces poreuses comme le coton, le virus a survécu moins longtemps, jusqu’à 14 jours à la température la plus basse et moins de 16 heures à la plus haute. Par rapport aux précédentes études, qui avaient montré que le coronavirus pouvait survivre jusqu’à quatre jours sur des surfaces non poreuses, ce délai est « nettement plus long », selon le Journal of Medical Virology.

Trevor Drew, directeur du centre australien de prévention des maladies, a expliqué que cette étude a consisté à sécher, sur différents matériaux, des échantillons du virus avant de les tester avec une méthode « extrêmement délicate ». Elle a permis de trouver des traces de virus vivant capable d’infecter des cultures cellulaires.

Quelques réserves sur l’étude

Pour autant, « cela ne signifie pas que cette quantité de virus pourrait infecter quelqu’un », a souligné Trevor Drew, directeur du centre australien de prévention des maladies. Cependant, si une personne « peu soigneuse avec ces matériaux les touchait, puis léchait vos mains ou touchait vos yeux ou votre nez, vous pourriez être infecté plus de deux semaines après leur contamination ».

M. Drew a émis des réserves notamment car cette étude a été menée avec des niveaux fixes de virus, correspondant probablement au pic d’une infection, et en l’absence d’exposition à une lumière ultraviolet pouvant rapidement altérer le virus. L’humidité a été maintenue à 50 %, selon l’étude, car une hausse de l’humidité est également néfaste au virus.

« les personnes contaminées sont beaucoup plus contagieuses que les surfaces »

Selon la CSIRO, le virus se propagerait essentiellement dans l’air mais d’autres recherches sont nécessaires pour mieux comprendre son mode de transmission par les surfaces. M. Drew a rappelé que le principal message est que « les personnes contaminées sont beaucoup plus contagieuses que les surfaces ».

« Cela peut néanmoins aider à expliquer pourquoi, même lorsqu’il n’y a plus de personnes contagieuses, il arrive que (l’épidémie) revienne même si le pays est considéré comme exempt de virus », a-t-il souligné.