Coronavirus à Lille : LVMH fait un don de 5 millions d’euros à l’Institut Pasteur

RECHERCHE Avec cet argent, l’Institut Pasteur de Lille va pouvoir poursuivre ses recherches sur un médicament prometteur contre le coronavirus

Gilles Durand
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La façade de l'Institut Pasteur de Lille.
La façade de l'Institut Pasteur de Lille. — B. Grossmann / IPL
  • Un anti-infectieux déjà sur le marché a été identifié par l’Institut Pasteur de Lille comme prometteur après des tests in vitro.
  • Grâce à ce don de LVMH, les essais cliniques vont pouvoir être lancés très vite au sein des centres hospitaliers de Lille et Tourcoing, ainsi qu’au sein des cliniques privées de l’Institut catholique de Lille.

Une nouvelle étape est franchie. L’institut Pasteur de Lille annonce, ce vendredi, avoir obtenu les cinq millions nécessaires pour poursuivre sa recherche autour d'un traitement des symptômes du Covid-19.

Depuis six mois, des équipes de chercheurs étaient mobilisées autour du possible repositionnement d'un médicament qui existe déjà sur le marché. Les études in vitro avaient permis d’identifier un vieil anti-infectieux particulièrement efficace face au coronavirus SARS-Cov-2.

Essai clinique à grande échelle

Or, il fallait encore procéder à un essai clinique à grande échelle afin de vérifier l’efficacité de ce traitement sur l’être humain. La région des Hauts-de-France s’était déjà engagée à présenter une délibération, le 13 octobre, permettant de verser une subvention de 785.000 euros.

Cette fois, le budget est bouclé grâce à un don de cinq millions d’euros de la part de LVMH. « Le groupe français, dont le président, Bernard Arnault, est originaire de la métropole lilloise, est entré en contact avec l’Institut Pasteur de Lille dès l’annonce de ses premiers résultats sur ces travaux », souligne l'Institut Pasteur dans un communiqué.

Un espoir de traitement énorme

« Face à la pandémie mondiale, la découverte scientifique des chercheurs de l’Institut Pasteur de Lille suscite un espoir de traitement énorme. Il est vital que ces recherches puissent se poursuivre et c’est dans ce but, que j’ai décidé d’apporter un soutien pour cette phase capitale d’essais cliniques », explique Bernard Arnault, président de LMVH.

Les essais cliniques vont donc pouvoir être lancés très vite au sein des centres hospitaliers de Lille et Tourcoing, ainsi qu’au sein des cliniques privées de l’Institut catholique de Lille.