Coronavirus : Le président du Conseil scientifique n’exclut pas un « reconfinement local »

PANDEMIE Jean-François Delfraissy a également averti les Français qu'il fallait se préparer à vivre avec le virus jusqu'à l'été prochain

20 Minutes avec AFP

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Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique a donné les indications du Conseil concernant la gestion de la crise sanitaire dans les mois à venir.
Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique a donné les indications du Conseil concernant la gestion de la crise sanitaire dans les mois à venir. — Francois Mori/AP/SIPA

C’est reparti ? « Il faut tout faire pour éviter le reconfinement local. Si à certains moments c’est nécessaire, il faudra le faire », a estimé Jean-François Delfraissy le président du Conseil scientifique sur BFM TV ce vendredi. « Si à certains moments il faut prendre une décision sur quelque chose qui est encore intermédiaire, de couvre-feu par exemple, il faudra le faire », a-t-il ajouté.

Le Conseil scientifique guide le gouvernement mais est aussi décrié pour son poids dans les décisions politiques prises liées à la crise sanitaire. Après Aix-Marseille et Paris, Lille, Grenoble, Lyon et Saint-Etienne vont basculer samedi en zone d'alerte maximale, synonyme de nouvelles restrictions sanitaires pour freiner l’épidémie de Covid-19, qui s’aggrave.

« Dix à quinze jours difficiles à passer » à Paris

Face aux critiques des mesures trop restrictives, Jean-François Delfraissy a défendu leur importance et a comparé la stratégie du gouvernement à la « cocotte-minute ». « La cocotte-minute, on la laisse souffler un peu, on laisse partir la vapeur, ensuite on ferme pendant quinze jours ou trois semaines, on prend des mesures de restriction. Ce sont des mesures transitoires qui permettent que le virus ne circule pas trop ensuite on rouvre et on va refermer dans une autre ville, a-t-il dit. C’est cette stratégie-là qu’il va falloir avoir, plus les mesures de distanciation majeure, et redire à la population la plus âgée de se protéger ».

« Nous avons devant nous six mois difficiles à passer, mais avec lesquels on peut vivre, je suis optimiste, à partir du moment où on donne aux Français une vision à long terme, a-t-il souligné. Il faut qu’on apprenne à vivre avec le virus jusqu’à l’été prochain ». Quant à Paris, en zone d’alerte maximale depuis le début de la semaine, il y aura encore « dix à quinze jours difficiles à passer. Les besoins en réanimation vont être particulièrement importants dans les 15 jours qui viennent. »