Coronavirus : Un tribunal de Madrid rejette les mesures de confinement partiel imposées par les autorités espagnoles

PANDEMIE Le tribunal estime que les mesures sont « nuisibles aux droits fondamentaux » des habitants de la capitale

20 Minutes avec AFP

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Un tribunal de Madrid juge le bouclage partiel de la ville contraire aux droit fondamentaux
Un tribunal de Madrid juge le bouclage partiel de la ville contraire aux droit fondamentaux — Bernat Armangue/AP/SIPA

Ce jeudi, un haut tribunal de Madrid a rejeté le bouclage partiel de la capitale espagnole et de neuf communes voisines. La justice a estimé que ces mesures « nuisaient aux droits et libertés fondamentales » des 4,5 millions d’habitants concernés par ce confinement. La décision de confinement avait déjà été vivement rejetée par les autorités locales, mais après un long bras de fer, le décret préparé par le ministère de la Santé était tout de même passé.

Ce bouclage partiel est entré en vigueur vendredi soir dernier et a été imposé par les autorités pour tenter de freiner la deuxième vague de Covid-19. Il ne s’agit pas d’un confinement strict comme l’Espagne a pu le connaître au printemps, mais une interdiction pour tous les habitants d’entrer ou de sortir de la ville sauf notamment pour aller travailler, chez le médecin ou emmener les enfants à l’école.

Bras de fer

Il intervenait après un bras de fer de deux semaines entre la région, navire amiral du Parti Populaire (PP, droite), et le gouvernement central du socialiste Pedro Sanchez.

« Merci pour le chaos, Pedro Sanchez », avait tweeté la présidente régionale Isabel Diaz Ayuso tandis que le chef du gouvernement espagnol avait lui, souligné depuis Bruxelles, « le moment d’extraordinaire gravité » dans lequel se trouve la région. Elle a d’ailleurs demandé aux habitants de ne pas quitter la ville « en particulier dans les prochains jours avec le week-end prolongé » en raison de la fête nationale, afin de ne pas propager l’épidémie

La région, qui rechignait à prendre des mesures de cette envergure malgré les appels du gouvernement, mettait en avant le coût économique très élevé d’un tel bouclage partiel, 8 milliards d’euros par mois selon le responsable régional en charge de la justice, Enrique Lopez.