« Ségur de la santé » : La CFDT appelle les personnels de santé à la grève le 13 octobre

SOCIAL Les accords du « Ségur de la santé » comptent des angles morts

20 Minutes avec AFP

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Lors d'une manifestation des personnels de santé en juin. (archives)
Lors d'une manifestation des personnels de santé en juin. (archives) — Louise MERESSE/SIPA

Les fédérations santé et territoriaux de la CFDT ont annoncé ce jeudi avoir déposé un préavis de grève pour le 13 octobre dans le secteur social et médico-social, afin d’obtenir l’ouverture d’une négociation salariale prévue par le « Ségur de la santé ». L’accord signé en juillet pour les personnels hospitaliers (hors médecins), incluant notamment une augmentation générale de 183 euros net, prévoit en effet « un travail spécifique (…) sur la situation particulière des agents et des salariés des établissements sociaux et services médico-sociaux ».

Malgré « plusieurs courriers au ministère » durant l’été, « nous n’avons pas de réponse » sur ce sujet, a indiqué Eve Rescanières, secrétaire générale de la CFDT-Santé, lors d’une conférence de presse. L’appel à la grève du 13 octobre s’inscrit dans le cadre d’un « mois d’action », via les réseaux sociaux, des courriers envoyés aux élus ou encore une pétition adressée au Premier ministre, a-t-elle précisé.

150.000 personnes concernées

Enfance, handicap, aide à domicile… Quelque 30.000 agents sont concernés dans la fonction publique hospitalière, pour un coût estimé à 720 millions d’euros par an, ainsi que 120.000 autres personnels dans la territoriale. « C’est un peu à cause de nous que ça coince », a déclaré Catherine Blanc, numéro un de la CFDT-Interco, qui attend « que soit rapidement arrêté le calendrier des négociations ».

Cette mobilisation ne remet toutefois pas en cause la position de la CFDT vis-à-vis du « Ségur de la santé » : « Nous ne renierons pas notre signature », mais celle-ci « n’est pas un solde de tout compte », a affirmé Eve Rescanières. La transposition de l’accord salarial dans les établissements de santé privés pose également problème. « Les propositions des employeurs ne sont pas à la hauteur », a-t-elle estimé, déplorant leur « manque de loyauté » et leur « précipitation », avec des textes soumis à signature dès la semaine prochaine « sans possibilité d’amendement ».