Grippe : La campagne de vaccination commencera «le 13 octobre», annonce Olivier Véran

EPIDEMIE Le ministre de la Santé Olivier Véran a rappelé l’importance accrue de ce vaccin cette année afin de ne pas surcharger les hôpitaux confrontés à l’épidémie de Covid-19

20 Minutes avec AFP

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Vaccination contre la grippe en Corse (image d'illustration).
Vaccination contre la grippe en Corse (image d'illustration). — PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP

La campagne de vaccination contre la grippe commencera « le 13 octobre », a déclaré Olivier Véran, ce jeudi. Le ministre de la Santé a souligné son importance accrue, cette année, pour les « publics vulnérables » et les soignants, afin de ne pas surcharger les hôpitaux confrontés à l’épidémie de Covid-19.

« Nous devons faire extrêmement attention à la vaccination des publics vulnérables et des soignants », a-t-il indiqué devant la commission d’enquête du Sénat sur la gestion sanitaire de l’épidémie de Covid-19. Le ministre a reconnu que le taux de vaccination trop faible chez les professionnels de santé représentait un « vrai enjeu ».

30 % de doses de vaccins supplémentaires prévues

De nombreuses voix, dont l’Académie nationale de médecine, ont réclamé que le vaccin contre la grippe soit rendu obligatoire pour le personnel soignant, pour diminuer le risque d’une saturation des services hospitaliers par l’addition de cas de grippe sévère aux cas de Covid-19. « L’obligation passerait, je pense, par la loi, je ne suis même pas sûr que si nous voulions le faire, nous aurions le temps dans les délais impartis », a répondu Olivier Véran.

« Pour la première fois, en plus des commandes des officines, nous avons procédé à des sécurisations de commandes d’Etat et nous avons 30 % de doses de vaccins en plus que les années précédentes », a-t-il en revanche assuré. Il a également expliqué que « les conclusions de l’épisode grippal dans l’hémisphère sud » pouvaient laisser espérer une épidémie plus tardive que les autres années et moins virulente, grâce notamment à la pratique accrue des gestes barrière en raison de l’épidémie de Covid-19.