Coronavirus : Florence Parly reconnaît que les militaires rapatriés de Wuhan en janvier n’avaient pas été testés

FAUX C’est pourtant ce qu’avait dit la ministre en mars

R. G.-V.

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Florence Parly, la ministre des Armées, à Evreux.
Florence Parly, la ministre des Armées, à Evreux. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

La ministre des Armées, Florence Parly, a reconnu devant la commission d’enquête sénatoriale sur la gestion de la pandémie de Covid-19 en France qu’elle avait menti en disant, il y a six mois, que les militaires français rapatriés de Wuhan dans l’Oise le 31 janvier avaient été testés.

Ce n’était pas le cas, et ce face à une commission d’enquête devant laquelle les témoignages se font sous serment.

« J’ai juré de dire toute la vérité et donc je me dois de vous dire que j’ai dit quelque chose d’inexact le 4 mars à France 2 », a expliqué la ministre au Sénat. « Ils ont été testés, ils n’étaient pas porteurs du virus », avait-elle déclaré à l’époque. Si cette « inexactitude » fait polémique c’est que ces militaires sont rentrés dans l’Oise, à Creil, ce 31 janvier. Or, quelques semaines plus tard, le premier cluster français du coronavirus était fixé à Crépy-en-Valois, à 30 km de là, note France Info.

« Le dogme, à ce moment-là, n’était pas de tester tout le monde mais de tester les patients symptomatiques », a expliqué Maryline Gygax Généro, la directrice du service de santé des armées, qui était aussi auditionnée aux côtés de la ministre. France Info précise néanmoins que l’enquête sur le patient 0 de l’épidémie dans l’Oise est arrivée dans le département début janvier, avant même le retour des militaires de Wuhan.