Pays-de-la-Loire : La région cherche à enrayer la crise des vocations chez les aides-soignants

SOIGNANTS Les besoins en recrutement de ces professionnels sont très forts dans les Pays-de-la-Loire

J.U.

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Actuellement, la France compte 330 000 aides-soignant(e)s.
Actuellement, la France compte 330 000 aides-soignant(e)s. — NUKARI/LEHTIKUVA OY/SIPA
  • La région Pays-de-la-Loire et l'ARS lancent une campagne de communication pour revaloriser le métier d'aide-soignant.
  • Une démarche qui s'accompagne d'un accès facilité à la formation.

Alors que les soignants ont été applaudis tous les soirs pendant le confinement, c’est toujours la crise des vocations chez les aides-soignants dans les Pays-de-la-Loire. Pour « pallier une pénurie de professionnels », la région et l’ARS viennent de lancer une campagne de communication et un site Internet dédié. Il faut dire que les besoins sont forts sur le territoire, au vu du vieillissement de la population et des nombreux départs à la retraite prévus chez les 25.000 personnes actuellement en poste.

Cette campagne, qui a notamment pour cibles les jeunes, les hommes, ou les personnes en reconversion, vise à « montrer les belles facettes de ce métier ». « Etre aide-soignant, ce n’est pas seulement soigner, c’est avoir de l’empathie, être présent dans tous les gestes de la vie quotidienne, entretenir une relation humaine », assure Jean-Jacques Coiplet, directeur de l’ARS, qui estime que la situation s’est un peu améliorée par rapport à l’an dernier.

La région Pays de la Loire lance une campagne pour recruter des aides soignants
La région Pays de la Loire lance une campagne pour recruter des aides soignants - Conseil régional Pays de la Loire

Formation gratuite

Alors que le nombre de candidats était tombé à moins de 3.000 en 2019, il est remonté à 4.000 cette année. Un petit regain qui s’expliquerait moins par la mise en lumière de ce métier pendant la crise sanitaire que par un accès facilité à la formation dans la région : cette année, 200 places supplémentaires ont été ouvertes, les coûts de formation sont devenus gratuits, et le concours d’entrée a été remplacé par un entretien.

La revalorisation salariale prévue à la suite du Ségur de la Santé pourrait aussi pousser davantage de candidats à se lancer, même si les conditions de travail, difficiles, restent un important point noir du métier.