Consommer des aliments de mauvaise qualité nutritionnelle augmente la mortalité, selon une étude

NUTRITION L’étude a été menée sur 500.000 Européens, pendant dix-sept ans

20 Minutes avec agence

— 

Des perturbateurs endocriniens sont présents dans de nombreux aliments, d'après l'étude d'une ONG.
Des perturbateurs endocriniens sont présents dans de nombreux aliments, d'après l'étude d'une ONG. — PHILIPPE HUGUEN / AFP

La consommation d’aliments de mauvaise qualité augmente la mortalité. C’est ce que révèle une étude menée sur 500.000 personnes dans 10 pays européens pendant 17 ans, par des chercheurs de l’INSERM, de l’INRAE, du CNAM et de la Sorbonne Paris Nord publiée ce jeudi dans le British medical journal.

Le nutri-score analysé

« Les personnes qui consomment des aliments de moins bonne qualité nutritionnelle vont avoir une mortalité augmentée d’environ 7 % », a décrypté Mélanie Deschazaux, chercheuse à l’INSERM sur Europe 1. Les aliments les moins bien notés concernent ceux riches en énergie, riches en sel, riches en sucre, en acides gras saturés et donc plutôt pauvres en fibres, fruits et légumes ou en protéines.

Ainsi, les aliments classés en orange mais surtout en rouge dans le nutri-score ​favoriseraient l’apparition de cancers et de maladies chroniques. Cependant, cet indicateur n’est toujours pas obligatoire et seuls 15 à 20 % des produits vendus l’affichent. Une harmonisation des pratiques est prévue pour 2022 au niveau européen, mais nul ne sait encore si le nutri-score deviendra alors obligatoire.