Coronavirus dans les Bouches-du-Rhône : A Mimet, le masque devient obligatoire… et le maire tombe des nues

EPIDEMIE Dans la petite commune de Mimet, le préfet a rendu le port du masque obligatoire, alors qu’aucun cas de Covid n’a été porté à la connaissance de son maire, scandalisé

20 Minutes avec AFP
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Un panneau indiquant le port du masque obligatoire (illustration)
Un panneau indiquant le port du masque obligatoire (illustration) — SYSPEO/SIPA
  • La commune de Mimet, dans les Bouches-du-Rhône, fait partie des communes désignées par le préfet comme particulièrement exposée au coronavirus.
  • En conséquence, le port du masque est obligatoire.
  • Le hic ? Son maire n'a été avisé d'aucun cas de Covid-19 sur sa commune.

Comment une petite commune des Bouches-du-Rhône peut-elle se voir imposer le port du masque sur son territoire alors que les autorités n’ont informé son maire d’aucun cas de coronavirus ? Telle est la question que se pose Georges Cristiani, le maire de Mimet, dans les Bouches-du-Rhône. L’édile a découvert que sa commune figurait parmi les communes du département dites à risque, là où le  Covid-19 circule le plus. Lundi, le préfet des Bouches-du-Rhône a notamment imposé le masque de 06 heures à 02 heures dans ces 27 communes où le taux d’incidence de la maladie dépasse le seuil d’alerte de 100 pour 100.000.

« Aucune information transmise »

Mais pour le maire de Mimet, Georges Cristiani, c’est « un choc car aucune information ne m’a jamais été transmise par l’Agence Régionale de Santé (ARS) ». « Aucun cas n’a été déclaré dans les écoles de la commune, ni à la crèche ni au centre aéré de Mimet. De la même façon, à ce jour, aucun cas de Covid positif n’est à déplorer à l’Ehpad de ma commune », explique-t-il dans un communiqué.

Et le maire de cette commune d’environ 4.500 habitants de dénoncer « l’inertie de l’ARS », l’Agence régionale de santé. « Comment l’ARS qui brille par son absence dans nos communes peut-elle conduire Monsieur le Préfet à décider que 92 Communes seraient "saines" et 27 communes "contaminées" et plongées dans l’anxiété croissante ? », demande-t-il.

Pour lui, le durcissement des mesures sanitaires, publié « sans en avoir préalablement informé les maires des communes concernées », a pour « conséquence dramatique de mettre la population de ces communes en émoi et c’est encore aux maires de gérer la panique ambiante ».