Pour réduire les délais d’attente, les opticiens bientôt amenés à prescrire des lunettes ?

A... Z... X... F... Un rapport de l’Igas recommande d’autoriser les opticiens à renouveler les ordonnances de lunettes et ouvre la voie à la prescription de nouveaux verres

20 Minutes avec AFP

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Pour réduire les délais d'attente, les opticiens bientôt amener à prescrire des lunettes?
Pour réduire les délais d'attente, les opticiens bientôt amener à prescrire des lunettes? — LODI FRANCK/SIPA

Pour réduire l’attente « excessive » avant un rendez-vous chez l’ophtalmologiste, l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) fait plusieurs propositions dans un rapport publié lundi soir. Elle conseille dans un premier temps de faire promouvoir auprès des patients la possibilité de renouveler leur ordonnance de lunettes chez l’opticien. Et si cela ne suffit pas d’ici fin 2021, les opticiens pourraient être autorisés à en prescrire directement.

Malgré une « succession de réformes volontaristes », les difficultés de la « filière visuelle » française sautent aux yeux : « Les délais d’attente et les refus de rendez-vous restent excessivement élevés », observe l’Igas. Ses auteurs préconisent donc de « décharger les cabinets d’ophtalmologistes » en renforçant le rôle des orthoptistes et des opticiens, qui peuvent déjà renouveler, voire adapter des prescriptions de verres correcteurs.

Une téléconsultation chez l’opticien

Reste encore à le faire savoir, par exemple en l’inscrivant sur les ordonnances, et en autorisant ces professions à « communiquer en dehors de leur magasin et de leur cabinet » sur le sujet. L’Igas souhaite aussi « développer la télémédecine dans les magasins d’optique » et le « suivi au long cours » de patients par les orthoptistes.

Mais « si les délais de prise de rendez-vous ne diminuent pas significativement à l’horizon de la fin 2021 », elle envisage de leur donner le droit de prescrire des lunettes aux « adultes de 16 à 42 ans avec une faible correction de la vision ». Dans l’immédiat, le rapport recommande d’allonger la validité des ordonnances de cinq à sept ans pour cette classe d’âge des « jeunes adultes ». Le rapport propose par ailleurs de former plus d’ophtalmologistes et de les aider financièrement à s’installer dans les « zones sous-dotées » où ils manquent le plus.