Coronavirus : AstraZeneca lance des essais sur un médicament pour prévenir et traiter le Covid-19

MEDICAMENT Le laboratoire pharmaceutique britannique, déjà lancé dans la course à un vaccin contre le virus, cherche aussi à mettre au point un médicament qui permettrait de prévenir et traiter le Covid-19. Les essais de phase 1 sont lancés au Royaume-Uni

20 Minutes avec AFP

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Le groupe pharmaceutique anglo-suédois AstraZeneca
Le groupe pharmaceutique anglo-suédois AstraZeneca — Andrew Yates AFP

Le laboratoire pharmaceutique britannique AstraZeneca, qui développe déjà un vaccin, a annoncé ce mardi avoir lancé des essais de phase 1 sur un médicament permettant de prévenir et traiter le Covid-19.

Les premiers participants à cet essai ont reçu leur dose de ce médicament qui est une combinaison de deux anticorps, explique AstraZeneca dans un communiqué.

Une phase 1 pour déterminer si le médicament est sûr

La phase 1, à laquelle participent 48 volontaires en bonne santé au Royaume-Uni et âgés de 18 à 55 ans, doit déterminer si le médicament (dont le nom de code est AZD7442) est sûr et comment le corps humain réagit.

L’essai est financé par le gouvernement américain, via le département de la Défense et celui de la Santé. Le groupe explique qu’il s’agit d’une « étape importante » pour ce médicament qui pourrait être utilisé par les personnes exposées au virus et celles déjà infectées.

Les résultats de la phase 1 sont attendus au second semestre et s’ils sont concluants, AstraZeneca lancera des essais de phase 2 et 3 à plus grande échelle pour évaluer l’efficacité du médicament.

Un projet de vaccin contre le virus en parallèle

AstraZeneca développe par ailleurs avec l’université d’Oxford un projet de vaccin contre le virus avec des résultats d’essais de phase 3 auprès de milliers de personnes attendus dès septembre.

Ce projet suscite beaucoup d’attentes, si bien que selon des informations de presse le président américain Donald Trump envisagerait d’accélérer le processus d’autorisation aux Etats-Unis.

De son côté, le gouvernement britannique assurait lundi que le Royaume-Uni serait le premier à en bénéficier s’il est approuvé.