Coronavirus : Les restrictions sur les baignades entraînent une baisse des noyades

AMELIORATION Quelque 596 passages aux urgences pour incident de noyade ont été enregistrés en France entre le 1er juin et le 4 août, contre 811 en 2019 à la même période

20 Minutes avec AFP

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Un plan d'eau pour la baignade (illustration).
Un plan d'eau pour la baignade (illustration). — Lubos Pavlicek/AP/SIPA

C’est l’une des rares conséquences positives de la pandémie de coronavirus et du confinement. Les incidents de noyade ont baissé en moyenne de 22 % en juin et juillet par rapport aux années précédentes. Selon Santé publique France, cette diminution est due à la fermeture des piscines en raison du Covid-19 et à la moindre fréquentation des plages et lieux de baignade.

Pas de piscines publiques jusqu’au 22 juin

Entre le 1er juin et le 4 août, 596 passages aux urgences pour incident de type noyade ont été enregistrés en France, contre 811 l’an dernier à la même période et 723 l’année précédente. L’analyse entend le terme de noyade au sens large : une insuffisance respiratoire résultant d’une submersion ou de l’immersion en milieu liquide, suivie ou non de décès, d’après la définition de l’OMS.

Jusqu’au 22 juin, les piscines publiques, d’hôtels, les bases de loisirs et les parcs d’attractions étaient fermés et l’accès aux plages était restreint, ce qui a logiquement « réduit les baignades », rappelle l’agence sanitaire. Depuis, « la baisse de fréquentation touristique de certaines régions, notamment par les touristes étrangers, a aussi eu un impact ». Enfin, « les conditions climatiques (températures, ensoleillement, pluviométrie) ont été globalement moins favorables au mois de juin et début juillet 2020 par rapport aux mêmes périodes en 2018 et 2019, malgré un épisode de fortes chaleurs fin juin 2020 ».

Les moins de 6 ans très exposés

Près de la moitié (47 %) des passages aux urgences pour incident de noyade enregistrés entre le 1er juin et le 4 août a concerné des enfants de moins de 6 ans, une proportion stable par rapport aux deux années précédentes. La baisse constatée aux urgences concerne toutes les régions sauf la Bourgogne Franche-Comté, la Corse, les Hauts-de-France et les Pays-de-la-Loire, précise Santé publique France, ajoutant que « les régions du littoral restent celles enregistrant le plus grand nombre de recours aux urgences pour noyade sur la période ».

Ces chiffres proviennent du réseau Oscour, qui recense les passages dans la plupart des services d’urgence français. Ils donnent une indication de l’évolution des noyades mais ne comptabilisent pas « celles dont l’état a nécessité un transfert en réanimation à l’arrivée à l’hôpital et celles décédées sur le lieu de noyade ». Ces derniers cas, les plus graves, représentent environ la moitié des noyades accidentelles, selon la dernière enquête complète sur ce thème, réalisée en 2018. A l’origine d’un millier de décès par an, les noyades sont la première cause de mort accidentelle des moins de 25 ans, selon Santé publique France.