Coronavirus : Des étudiants en médecine et élèves infirmiers ne toucheront pas la prime Covid-19

EPIDEMIE A Saint-Etienne, environ 70 étudiants doivent rembourser la prime Covid, attribuée par erreur

L.Br.

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Dans un hôpital à Nantes (image d'illustration).
Dans un hôpital à Nantes (image d'illustration). — Loic VENANCE / AFP

Ils n’auront pas droit à la prime attribuée aux soignants. Des dizaines d’élèves infirmiers et étudiants en médecine, qui ont prêté main forte pendant la crise, ne pourront pas toucher la récompense promise aux soignants après l’épidémie de coronavirus. En cause ? Des critères trop sélectifs, auxquels ils ne sont pas éligibles.

D’après le décret paru au Journal officiel le 13 juin, rappelle BFMTV, les personnels engagés dans la lutte contre l’épidémie peuvent recevoir une prime exceptionnelle entre 1.000 et 1.500 euros. Mais le versement de cette prime est soumis à conditions : les personnels concernés doivent avoir travaillé au moins cinq demi-journées par semaine entre le 1er mars et le 30 avril, avec moins de 15 jours calendaires d’absence pendant cette période. Les étudiants qui sont sous ce seuil de 30 jours sont donc privés de cette gratification.

Une mesure « injuste »

C’est le cas d’environ 70 étudiants de la faculté de médecine de Saint-Etienne (Loire), qui devront rembourser la prime Covid accordée par erreur fin juin par le CHU local. « Plus de 150 étudiants de la réserve sanitaire, 600 en comptant les internes, vont percevoir cette prime », a toutefois précisé le CHU.

Idem à Angers (Maine-et-Loire), où une trentaine d’étudiants infirmiers ont bien apporté leur aide, mais entre le 30 mars et le 27 avril, soit bien après les dates fixées par le décret. « Ces étudiants se retrouvent sans rien, alors qu’ils étaient tous mobilisés en secteur Covid au CHU. C’est tout simplement injuste », a commencé Emmanuel Dubourg-Davy, secrétaire général Force ouvrière, auprès de nos confrères de Ouest-France.