Coronavirus : Pompiers, aides-soignants, secouristes et étudiants en santé autorisés à réaliser des tests

EPIDEMIE Les délais d’attente sont jugés trop longs dans certaines zones du territoire

20 Minutes avec AFP

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Illustration d'un camion de pompiers.
Illustration d'un camion de pompiers. — Martin BUREAU

Comment faire pour pallier le manque de personnes qui peuvent réaliser des tests ? En augmentant de le nombre de personnes en capacité de le faire. C’est pourquoi les pompiers, les secouristes, mais aussi les aides-soignants et les étudiants en santé sont désormais autorisés à réaliser les prélèvements pour tester le Covid-19, selon un arrêté publié ce samedi au Journal officiel. Il précise que les infirmiers diplômés d’Etat, les étudiants en odontologie, en maïeutique et en pharmacie, les aides-soignants, les sapeurs-pompiers, les marins-pompiers et les secouristes des associations agréées de sécurité civile titulaires d’une formation adéquate aux premiers secours pourront réaliser le prélèvement d’échantillon biologique.

Il s’agit des tests virologiques PCR pour lesquels les délais d’attente sont aujourd’hui trop longs dans de nombreuses zones, notamment en Ile-de-France, où le manque de bras et la forte demande entraînent une quasi-saturation. Un problème qui pourrait être accentué alors que la France vient de renforcer son dispositif de dépistage, en rendant les tests obligatoires dans les aéroports pour les voyageurs provenant de 16 pays classés « rouge ».

Une possibilité déjà élargie

« Il faut beaucoup plus de gens pour faire les prélèvements. Si on veut contrôler l’épidémie il faut tester beaucoup plus largement la population », a estimé samedi sur Europe 1 l’épidémiologiste Catherine Hill. « On s’est concentré sur les foyers mais c’est une grave erreur, il faut se concentrer sur les porteurs du virus », a-t-elle prévenu alors que la Direction générale de la Santé (DGS) a alerté la veille que la circulation virale était en « nette augmentation » dans le pays, avec plus de 1.000 nouveaux cas par jour.

Le gouvernement a déjà élargi la possibilité de faire les prélèvements, initialement réservée aux seuls biologistes médicaux, aux 40.000 techniciens de laboratoire.

La distribution gratuite de masques entérinée

Cet arrêté prévoit également que les tests, qui coûtent 54 euros, seront intégralement pris en charge par l’Assurance maladie même sans ordonnance.

L’arrêté entérine aussi la distribution gratuite de masques aux Français les plus précaires, mesure annoncée par le ministre de la Santé Olivier Véran mercredi (40 millions de masques distribués aux 7 millions de Français bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire, de l’aide au paiement d’une complémentaire santé et de l’aide médicale de l’Etat).